Septembre 2004
Coordonnées :
Las Vegas
Etats-Unis

Après Rick THOMAS et la Stratosphère, nous voilà repartis à l’assaut de l’insolite et du merveilleux dans cette ville où tout est possible : Las Vegas.

Musée d’illusion d’optique

Tout d’abord, avant de laisser au loin la Stratosphère, faisons un petit tour dans un musée assez inattendu, celui des illusions d’optique (Las Vegas trick art & holography museum), situé dans la Stratosphère.

Vous n’aurez pas besoin de monter dans la tour pour le visiter car il est situé au rez de chaussée. Vous le trouverez facilement en vous promenant dans le casino en direction de l’hôtel. Il est ouvert tous les jours de 10H à 23H, sauf le vendredi et le samedi où vous pourrez en profiter jusqu’à minuit.

Il s’agit d’un endroit assez convivial et plutôt petit qui réunit des hologrammes et des peintures (30 au total), basés sur le développement de la 3D (3ème dimension). Il y a 17 musées semblables au Japon, attirant plus d’un million de visiteurs par an. Le musée de la Stratosphère est le premier du genre en Amérique.

Vous pouvez y apprécier plusieurs toiles très connues mais détournées pour la 3D (La Joconde qui sort la main du cadre, la Laitière qui déverse son lait en dehors du cadre…), ainsi que des tableaux interactifs (animaux subtilement camouflés dans un paysage, nuages qui donnent l’illusion de bouger après observation d’une spirale hypnotique…).

A noter aussi une oeuvre très étonnante qui donne l’impression qu’une baleine sort du tableau. L’impact visuel des effets est croissant au cours de la visite. Pour finir, de nombreux hologrammes sont présentés. Certains sont même assez rares. Une boutique est présente à la sortie pour les amateurs de souvenirs sur ce thème.

C’est un musée à découvrir si vous êtes dans la Stratosphère. Les photos sont autorisées.
Le prix est de 5 dollars et de 3 dollars pour les enfants. On se demande là bas si tout le monde ne devrait pas payer le tarif «enfant» puisqu’à Vegas, comment ne pas retrouver son âme d’enfant, dans cet immense univers de jeu ?

En me promenant à l’intérieur de ce musée, je n’avais plus de doute : Las Vegas est bien le pays de l’Illusion, du faux semblant et de l’amusement.  Illusion d’être ici et ailleurs en même temps, à Venise, à Paris et à Rome.  Illusion d’avoir le monde à portée de main et de devenir riche avec une seule pièce d’un dollar.

L’Illusion est partout, tout autour de vous, à tel point que vous en perdez vos repères. C’est une impression fantastique à ressentir. C’est aussi une grande leçon pour nous, les créateurs d’illusion…

Hôtel / Casino Circus Circus

3e VM Day

Adresse : 2880 Las Vegas Blvd. South
Voici un endroit paradisiaque pour les enfants et les adolescents. Cet hôtel de 3 700 chambres réussit à offrir à la fois un casino, un espace de jeu entièrement basé sur le cirque et un parc d’attractions «couvert» appelé Adventure Dome, qui m’a bluffé par sa démesure.

Chaos   Sous cet immense dôme vitré, des centaines de jeux vidéo et des dizaines de manèges sont proposés aux enfants et adolescents. Ils peuvent rester toute la journée s’ils le souhaitent, pour un prix très correct de 22 dollars. Vous pouvez aussi payer les manèges à l’unité entre 4 et 6 dollars.

A retenir : les manèges Canyon Blaster, Chaos, Inverter et Sling shot pour les amateurs de sensations fortes, une collection de plus de 200 jeux d’arcade et enfin, dans un autre genre, un dessinateur qui fera votre caricature…en magicien !

   Curieuse impression de voir d’un côté les enfants dans ce dôme de manèges hautement sécurisé et de l’autre, leurs parents dans les salles du casino, pouvant se consacrer sans vergogne aux plaisirs du jeu.

Conférence de mentalisme

Ne manquez pas non plus, au Circus Circus, l’espace de jeu présentant une succession de baraques foraines avec des jeux d’adresse très sympas (course de chevaux miniatures, chamboule tout, tir à la carabine, lancers de fléchettes, etc.). Au même endroit, des numéros visuels présentés par des acrobates, équilibristes, trapézistes et clowns sont proposés gratuitement toute la journée sur une véritable piste de cirque.

Collin FOSTER

Collin FOSTER   Le close-up à Vegas n’est pas nouveau puisqu’il a déjà ses représentants comme Michael CLOSE (au Monte Carlo) et Daniel CROS. Cependant, c’est la première fois qu’une telle communication est déployée (affichage, publicité magazines…) pour un spectacle de close up.

Le show est présenté au casino Westin Casuarina situé au 160 E. Flamingo Rd dans le théâtre «David Brenner». Cet hôtel / casino n’est pas situé sur le strip. Pour y accéder, plusieurs possibilités s’offrent à vous. La plus simple : le taxi. La deuxième : prendre le monorail qui est une sorte de métro aérien (station Flamingo Ceasars Palace). La troisième : à pied par la route Flamingo (Flamingo Road) en passant devant le Bally’s (prévoir 15 minutes à pied à partir du Bally’s).

   Collin FOSTER joue tous les jours à 18h ou 20h (renseignez vous auprès de l’hôtel) dans un théâtre de 200 places environ qui ressemble à une salle de conférence. Le spectacle n’attire visiblement pas la foule contrairement aux spectacles présents sur le strip qui ne désemplissent pas. Le prix du show : 33 dollars.

La publicité l’annonçait comme le magicien le plus doué et le plus rapide : «Premier prix de manipulation du Nevada !», «Quicker than the eye», telles sont ses accrocheuses lettres de noblesse ! Le résultat est sympathique mais pas à la hauteur de la pub. N’oublions pas, qu’à Vegas, les magiciens ont intérêt à intégrer les mots «must» ou «best» dans leur pub pour être pris au sérieux. J’ai passé néanmoins un agréable moment avec la magie de Collin FOSTER, une magie propre, sans création personnelle mais présentée avec convivialité.

Au programme, bill switch, billet déchiré avec un stylo, pièces dans la bouteille, fond de la bouteille qui se dévisse (bon impact). Puis «cardiography» de Martin LEWIS, mélanges du monde entier, démonstration de tricheries aux cartes avec fioritures, carte ambitieuse, carte déchirée et reconstituée, topsy turvy card et cartes sandwich. Le tout retransmis sur écran géant. Collin FOSTER est un jeune homme d’une trentaine d’année, assez beau gosse et sympathique (très important pour Vegas).

Collin FOSTER

Le public, composé d’enfants et d’adultes, est satisfait mais peine visiblement à retrouver ses repères, dans cette ville où tout doit être grand, voire gigantesque. Le close up aura, je pense, besoin d’un positionnement particulier sur ce territoire pour prendre un véritable essor et déplacer des milliers de spectateurs.

Voilà, c’est tout pour cette fois. Rendez vous très bientôt pour la suite de l’aventure avec d’autres shows très magiques, mais qui ne mettent pas forcément en scène des magiciens. A Vegas, le public est roi et, comme tous les rois, il crie haut et fort : «Faites moi rêver !»

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   >>> Lire l’article de Hervé BUSSEUIL (1998) sur le même sujet.

   >>> Lire les CR d’Otto WESSELY (2001/2002) sur le même sujet.

   >>> Lire le CR de Michel FONTAINE (2002) sur le même sujet.

   >>> Lire le CR de TOBIAS (2002) sur le même sujet.

   >>> Lire le CR de Michel FONTAINE (2003) sur le même sujet.

   >>> Lire le CR de Arnaud HUMBERT (2004) sur le même sujet.

   >>> Lire le CR de Philippe BEAU (2004) sur le même sujet.

Merci à Michel FONTAINE pour la relecture.

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Foin des lapins sortant de chapeaux et de costumes à paillettes ! A l’instar du nouveau cirque, la magie nouvelle s’affirme depuis une dizaine d’années comme un mouvement artistique à part entière et de nombreux créateurs intègrent ce langage à leur univers. Le maître mot de cette incursion de la magie dans le spectacle vivant c’est l’illusion et il en résulte des images qu’on n’oublie pas, comme le corps d’une danseuse qui se débat entre l’ombre gigantesque des doigts agiles de Philippe Beau dans Sombrero de Philippe Decouflé. Après l’avoir sollicité pour Kà, une création du Cirque du soleil, Robert Lepage a également proposé à Philippe Beau de créer une séquence d’ombres dans l’opéra Le Rossignol et autres fables de Stravinski. Philippe Beau est un magicien qui a fait de l’ombromanie une spécialité et sa créativité dans ce domaine est désormais mondialement reconnue. Il présente des spectacles d’ombres chinoises comme un ballet de mains chorégraphié avec virtuosité où les ombres de personnages et d’animaux se succèdent et se transforment à la vitesse d’un morphing. Il s'agit d'un véritable cinéma d'ombres où les silhouettes se créent au rythme des mouvements gracieux et fluides des doigts qui s’entrelacent.