Éditeur : Joker Deluxe / Imagik
Durée : 102 minutes
Langue : français
Année : 2000
Niveau : débutant à confirmés
Prix : 39 €

Le principe de la série « génération » est très intéressant puisqu’il permet de voir et d’apprécier plusieurs styles de magie différents sur une même vidéo.

Mieux encore elle nous donne l’occasion de connaître le travail de magiciens peu médiatisés dont le répertoire «personnel » est trop peu fourni pour le concrétiser sous quelque support que ce soit.

Cinq magiciens sont sur ce dernier volume : Christian GIRARD, Camille GHASTINE, Mickaël, Nourdine et Patrick Magic.

La mise en scène générale nétant pas d’une importance vitale sur une K7 de cet ordre je ne parlerai donc pas de celle-ci, puisqu’elle est totalement dénuée d’intérêt, sinon sur un plan anecdotique (Bon d’accord, essayez d’imaginer un mélange de télé achat exotique pour les décors, de série pour ados genre « le miel et les abeilles » pour les dialogues, mais aussi un peu de Derrick pour les effets spéciaux et le suspense. Ça y est ?!?).

Les magiciens font donc tour à tour leurs tours (phrase riche) à deux demoiselles, Maroussia (houlala !) et Isabelle.
Parviendront-ils à les séduire ? ! ?

Christian GIRARD tente le premier avec la patte du dragon et autres effets de chouchous.

On commence donc avec des chouchous, et c’est intéressant de voir des effets avec ces objets peu familiers en magie (depuis Pierre POQUET , je ne crois pas que quelqu’un s’y soit intéressé à ce point-là).

Dédoublement, transfert, pénétration ; beaucoup d’effets donc, tous réalisés avec des chouchous.

Je ne suis pas fan de la présentation mais c’est net, c’est peu vu, et c’est sympa à faire surtout si vous connaissez des filles à couettes, ou si vous en porter vous-même.

Du point de vue des explications.

Accrochez-vous, y’en a pour 40mn, contre 3 mn de tours !!!

Mais c’est complet, Christian GIRARD connaît son sujet et ne veut pas vous laisser de doute là-dessus.

On enchaîne avec Camille GHASTINE et son ton enjoué qui lui aussi cherche à obtenir les faveurs des vahinés avec des maths combinées à de la magie, rassurez-vous !

Mathémagie vous permet de donner une leçon de calcul ludique à tous ceux (ou toutes celles) qui en ont besoin.

L’effet est simple à suivre et visuel : des cartes blanches sont utilisées pour ce cours de maths, vous y dessinez des bâtons et elles s’impriment chacune leur tours pour donner le résultat du calcul (pas de panique ça ne va pas plus loin que six).

Une bonne application du comptage intervisuel, cher à Daniel RHOD, puisque beaucoup plus facile à réaliser avec des cartes blanches mais un climax sans surprise (la dernière carte s’imprime comme les autres. Elle était sous le tapis, mais…).

Triangulation, un peu de géométrie maintenant, est une routine de « spell bound » sur table où les 3 pièces  (2 ½ dollars et un penny) changent de couleur au fur et à mesure de leurs déplacements sur le tapis.

Rien de transcendant, un peu lourd à gérer à mon avis car tous les « mouvements » se font sur des temps forts.

Les vahinés, qui n’ont pas l’air emballées par les sciences (ou par Camille), préfèrent entamer une bataille (moins compliqué), et c’est Mickaël qui s’y colle, sûrement attiré par les rires des susdites (ne cherchez pas de contrepèteries douteuses) ou par leur odeur corporelle (les pauvrettes ont très chaud, la faute aux magiciens ? Aux effets spéciaux donnant l’impression d’être sur la plage ? Mystère !).

C’est le moment pour Mickaël de leur faire « rassemblement éclair ».

Une routine de cartes très sympa où 2 cartes choisies sont perdues dans le jeu d’où le magicien fait sortir les 4 as.

L’as de carreau disparaît pour se retrouver dans le milieu du jeu.

Pour renouveler l’effet le magicien place 2 des as restant sous les mains d’une vahiné, fait disparaître le 3ème qui se retrouve à coté de l’as de carreau déjà dans le jeu en prenant 2 cartes en sandwich, sans doute les cartes choisies ?

Non, en fait les 2 autres as puisque les cartes choisies sont sous les mains de la vahiné qui transpire maintenant à grosses gouttes.

Vraiment sympa.

Mickaël décide d’enfoncer le clou avec « B’wave impromptu », une routine de cartes où une prédiction est posée sous l’étui. Une vahiné (Portant le doux nom de Maroussia, un prénom qui évoque le soleil qui semble avoir caressé son corps pour y laisser la couleur de l’amour naissant sous les effluves de parfums de fruits tropicaux que semble dégager sa peau dont la douceur rappelle celle des étoffes les plus fines et qui… pardon je m’égare.) prend invisiblement deux rois dont elle doit décider de la couleur et en replacer un (pour de rire, ils sont invisibles) sous l’étui.

Après le geste magique approprié, sous l’étui se trouvent 4 cartes, les trois rois plus un quatre dont la couleur correspond à celle du roi qu’elle garde invisiblement.

Ce dernier est lancé dans le milieu du jeu (invisiblement, toujours) et se retrouve entouré par les 3 autres quatre. Très joli.

Ces deux routines réalisent une bonne interaction avec le public.

Malheureusement, ça ne suffit pas pour séduire les demoiselles qui préfèrent alors jouer au tennis (on remarquera les efforts de la production pour créer des effets spéciaux défiant les limites de la technologie).

Et c’est Nourdine à présent qui décide d’entreprendre les jeunes joueuses avec une histoire d’alchimiste (Houla, vont-elles être charmées par cette histoire ?).

Rassurez-vous, Nourdine a en fait une approche de séduction très intelligente puisque cette histoire d’alchimie sert de prétexte à une routine de billet vierge transformé à vue et à la suite de pliage en un billet de 200 Frs  (30 euros).

Se souvenant qu’elles sont deux il tente une transformation en billet de 500 Frs (76 euros) mais échoue : il n’obtient qu’un billet de 50 Fr. (7 euros).

Quel dommage, honneur à lui pour son courage et surtout son pliage très visuel malgré un manque d’aisance et quelques mouvements parasites qui, je pense, peuvent être supprimés.
Précisons que cela s’effectue sans FP, c’est là le point fort, et que le changement de couleur du billet plié en 32 se fait d’une main en une seconde, c’est donc très « flash ».

Il ne s’arrête pas là, après la poésie financière du « Petit Prince », il décide de jouer moins gros mais plus «physique » avec « karatecom », un effet basé sur la pièce karaté de David ROTH, où une pièce de 5Frs (0,76 euros) est traversée par l’index.

Les «nouveautés » consistent en un transfert de pièces appartenant à M. Berry, une pénétration de la pièce où la pièce va sur le doigt et non l’inverse (?), une séquence de doigt coupé raccommodé avec la pièce toujours visible sur la partie du doigt qui glisse, et une disparition / réapparition de la pièce restaurée qui nuit à l’effet.

C’est intéressant mais pas très convaincant.

Le coup du doigt coupé est archi-connu par les profanes et y ajouter la pièce me semble un peu de trop, à moins de le prendre comme un gag, ou de le faire très vite sans s’attarder sur l’effet (T’as vu, t’as vu ?!? Mon doigt il est coupé !!!), je vous laisse juges.

Coté séduction, Nourdine préfère aller boire un coup pour laisser la place a Patric Magic, qui arrive avec deux autres demoiselles, Isabelle est partie mais il reste Maroussia (houlala !) à qui il fait la bise (c’est le moment «hot » du programme).

On reste dans la magie économique (au sens propre comme au figuré), avec une routine de Earl NELSON (quatre pièces avec fenêtre sur cour du bouquin illégal intitulé L’art du close-up) où quatre ½ dollars apparaissent un par un entre deux cartes.

« L’amélioration » de Patric M. n’est pas très convaincante car son idée du temps d’avance ajoute des mouvements mal venus.

On enchaîne sur une adaptation d’une autre routine de Earl NELSON (décidément) où Patric M. critique le goût des femmes pour l’argent, les 4 pièces voyagent de sa main sous la carte « femme d’affaire ».

Cette routine-là n’est pas non plus très convaincante car vraiment basique et inférieure à celle de E. NELSON et le final où la carte est censée se retourner toute seule et arriver «magiquement » dans la main du magicien est un peu ridicule. Je reste perplexe.

A noter le mot de la fin de son explication : « Bonne chance à vous », dans le contexte, c’est très drôle.

Heureusement, la cassette se finit sur Maroussia qui nous fait la bise.

Donc une cassette assez inégale avec quelques effets sympas mais pas vraiment miraculeux et d’autres peu intéressants voire vraiment douteux.

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