Coordonnées : Las Vegas
Etats-Unis

Cet opus est mon étude sur les 3 plus gros shows magiques qui ont lieu en ce moment même (2004) à Las Vegas.

Ces 3 groupes d’artistes sont les stars actuelles de la magie dans cette ville. Il s’agit de Lance BURTONDavid COPPERFIELD et dePenn et Teller. Cette analyse suit un ordre subjectif en commençant par le bon pour finir par le très bon.

Lance BURTON

Lance BURTON Lance joue toujours dans l’hôtel/casino «Monte Carlo» qui reprend l’esthétique (et non les matériaux) des hôtels de Monaco. Cet hôtel se situe entre le New York et le Bellagio.
Très facile à trouver, car facilement reconnaissable, comme la plupart des hôtels du Strip (d’ailleurs, c’est fait pour !).

Il joue tous les jours sauf le Dimanche et le Lundi. Séances à 19H avec une séance supplémentaire à 22H le Mardi et le Samedi. Prix des places : 72.5 ou 66.5 dollars.

Beaucoup de magiciens m’ont dit que le théâtre était magnifique. Certes, il l’est, l’architecture est bonne avec de beaux balcons, de belles moulures mais ne vous attendez pas à des toiles de maîtres ou des matériaux de qualité à l’intérieur.

Tout cela a été construit pour le plaisir furtif des yeux.

En tous les cas, le lieu est en adéquation totale avec le personnage de Lance BURTON, magicien classique qui, selon sa communication, a reçu de ses maîtres (KellarThurstonDanteLee Grabel…) les dons et des secrets très rares. Ca nous change de certaines communications françaises qui nous font croire que la magie est facile et à la portée de tous.

Lance BURTONLa salle est quasiment pleine. C’est le cas aussi avec celle de COPPERFIELD et de Penn & Teller. Quel plaisir de voir un public se déplacer en masse toute l’année pour voir des spectacles d’illusionnistes.

Avant de commencer, nous avons droit à une projection sur écran géant de sa libération sur des rails d’un manège, style grand huit. Il a tourné, il y a quelques années, cette évasion pour un show TV, le Wordl Greatest Magic, et l’a donc repris pour faire patienter les spectateurs. Comme vous pouvez vous en douter, Lance qui était attaché au rail arrive à se libérer à la dernière seconde.

Puis le rideau s’ouvre et pendant une heure trente, nous avons droit à un très bon programme de magie avec des classiques, certes, mais exécutés à la perfection :
Apparition de Lance dans une cage précédé par des voiles volant à toute allure au dessus du public (qui rappellent les fantômes de COPPERFIELD).

Numéro de colombes primé à la FISM sans les manipulations de cartes. Il ne reste plus que les bougies et les colombes mais c’est parfait. En plus je n’ai jamais vu d’autres magiciens parler en même temps que des apparitions corporelles de colombes. J’aime.

Apparition de plusieurs girls et disparition de celles ci en utilisant une valise posée sur une table. Le trucage de la table est génial.

Disparition de la partie centrale du corps de dans une sorte de robot, suivie d’une disparition à vue d’une partenaire derrière une cape.
Le tour du phonographe lui permet d’enchaîner une disparition et un changes rapides très efficace. L’impact sur le public est puissant.

Disparition d’une petite cage (façon Blackstone) à vue, puis il refait ce tour avec 7 mômes autour de lui. Il a un bon contact avec les enfants. A ce sujet, il compte beaucoup sur son jeune public pour vendre ses produits dérivés et les photos souvenirs.

Il enchaîne avec une lévitation d’une femme qui tourne autour de lui, puis vient le moment le plus fort du show, selon moi : Lance s’allonge sur cette femme en suggérant une pose langoureuse et tous les 2 lévitent, style flying. Ils sont loin du fond et la scène est bien éclairée. La lévitation est également très rapide et, visuellement, très forte. Ils disparaissent tous les 2 dans les cintres. Le public adore également.

Petite pause avec Michael GOUDEAU qui vient jongler avec différents objets comme une tronçonneuse ou une pomme qu’il croque tout en jonglant. C’est très drôle. Voici la petite touche humoristique et un peu folle qui manquait dans le show de BURTON. On pense à tout à Vegas !

 Lance revient pour l’apparition d’une voiture dans une caisse transparente puis une chasse aux pièces avec un enfant. Il disparaît avec la voiture puis réapparaît très rapidement dans un immense lustre au dessus des spectateurs.

Une visite des coulisses de ce théâtre serait passionnante pour un magicien car on découvrirait la complexité des mécanismes (trappes, rails, machines à propulsion) qui permettent de réaliser ces prodiges.

Puis vient une séquence ayant pour thème l’assassin et le policier pendant laquelle il exécute un autre changes rapides assez bien fichu.

Lance a bien compris l’intérêt des miroirs dans un show magique mais les utilise d’une manière différente et intelligente. Je pense que ce travail minutieux avec les miroirs est d’autant plus efficace qu’il peut régler les éclairages au millimètre dans son propre théâtre.

Vient ensuite un autre tableau sur le thème des indiens. Une tente lui permet de faire apparaître des filles et de faire un changes rapides. Pour terminer, vient le tableau «Duel» assez connu avec, en fond, un décor très kitsch (ce ne sera pas le seul dans ce show). Il commence par des apparitions d’oies et poursuit avec un duel à l’épée sur fond de musique lyrique et de décor en perspective. L’adversaire s’avère être Lance lui-même à la fin.

 J’avoue que ces enchaînements de changes rapides ont un impact très fort sur le public qui voit Lance surgir, se transformer, permuter à toute vitesse. Cette accumulation (avec des techniques variées) est très intéressante. Le final consiste à faire voler sa voiture (la même que précédemment) avec une trajectoire très fluide dans les airs. C’est un gros manège avec une application magique mais c’est super efficace auprès du public.

Son dernier salut est très bon : Le rideau se ferme derrière Lance, seul, habillé d’un frac et tenant un chapeau claque qu’il referme. Il jette ce dernier qui, comme un boomerang, fait un tour au dessus du public avant de revenir vers Lance. Il siffle, écarte un peu le rideau et une dizaine de colombes volent en partant du fond de la salle pour disparaître derrière le rideau. Fin du show.

Il n’y a pas eu de standing ovation, contrairement au show de COPPERFIELD mais le public repart ravi.

2 astuces avant de finir avec BURTON :

Allez dans la boutique de Lance située à côté du théâtre, muni de votre billet d’entrée et on vous donnera le programme du show. 20 pages de photos en couleur avec pas mal de détails sur la carrière de BURTON.

Procurez vous aussi les fascicules gratuits «Vegas values» ou «Today in Las Vegas» distribués dans la ville, dans lesquels vous trouverez un bon pour un mug gratuit à retirer à la boutique de Lance (sur présentation du billet d’entrée). Sur cette grande tasse figure une colombe qui disparaît si vous la remplissez de liquide chaud.

Avant de quitter ce casino, allez boire un verre au «Houdini Lounge», magnifique bar entièrement décoré sur le thème magique. L’ambiance est bonne, les cocktails sont bons et vous êtes entourés de magnifiques affiches anciennes célébrant de célèbres magiciens disparus (DanteHoudiniBlackstone).

Un cadre magnifiquement décoré sans trop d’artifices. Mike CLOSE y présente souvent son numéro de close-up, lorsqu’il ne joue pas au piano lui-même. A voir.

David COPPERFIELD

David COPPERFIELDDavid joue régulièrement à Las Vegas dans l’hôtel MGM GRAND, plus précisément dans le théâtre «Hollywood Theater» situé à l’intérieur même de l’établissement.

Je vous conseille de consulter son site pour connaître les dates précises de ses visites à Vegas. Il vient au moins une fois par trimestre sur une période de 10 jours environ.

La salle «Hollywood» peut recevoir 740 places, ce qui doit représenter pour lui une petite structure, par rapport aux palais des congrès habituels qu’il visite toute l’année dans le monde entier. Prix : 97 dollars.

Le show est vraiment rôdé, peaufiné. Qu’il s’agisse des éclairages, du niveau musical, des illusions, du rapport avec le public et les (soi-disant) volontaires, tout est nickel jusqu’au bout. Cela donne vraiment l’impression que rien, mais alors vraiment rien ne peut lui arriver sur scène. On sent des sécurités partout, des prises en main de volontaires très musclées.

J’ai même vu un technicien surgir de nulle part pour venir choper l’appareil photo qu’une spectatrice avait eu à peine le temps de sortir. David n’a pas le droit à l’erreur et il le sait. Aucune photo, donc aucune preuve… ne doit sortir de ce théâtre. Un show à l’américaine, dans toute sa splendeur !

David COPPERFIELD   Au début, une projection sur écran géant nous invite à nous imaginer dans un autre lieu. Ce film conditionne dès le début les spectateurs pour son tour final : la téléportation.

Puis une caisse est montrée vide. On la referme et l’ombre de David sur une moto apparaît progressivement. Il apparaît ainsi, décontracté, portant tee shirt et chemise ouverte.

Fini l’époque du jean, du pull noir et des ventilateurs… le COPPERFIELD nouveau est arrivé surfant sur une tendance plus actuelle. La force de ce magicien est aussi celle de se remettre en question, de repositionner son image dans un monde qui évolue avec une concurrence très présente (BlaineCriss AngelFrantz HararyPenn & Teller…). Ses tours sont toujours aussi spectaculaires mais il attache beaucoup d’importance au côté familial de sa magie, privilégiant l’humour et le contact avec son public.

Il connaît très bien le public américain et est à l’aise avec lui (beaucoup plus selon moi qu’avec le public français et la culture française).

On a droit à «Twisting arm», puis une traversée horizontale progressive d’une plaque en acier (sorte de traversée de la muraille de chine, version scène), des apparitions de cornichons sur le thème de l’amour (ce style d’humour ne passerait jamais en France !), l’homme qui rétrécit, un tour de cartes avec une carte choisie retrouvée par un scorpion.

Ce tour est à lui seul une leçon de mise en scène, puis une incroyable prédiction : les chiffres donnés par plusieurs spectateurs choisis au hasard avec un freezbee, s’avèrent être prédits sur 2 plaques d’immatriculation placées dans une boite fixée au plafond dès le début du show.

Il enchaîne «naturellement» avec l’apparition d’une voiture, inattendue sur cette petite scène. Il dépose les plaques d’immatriculation devant et derrière. C’est très fort.

Contrairement à ses confrères de Vegas qui annoncent sur leurs affiches ce qu’ils vont faire apparaître, COPPERFIELD, lui, ne communique pas sur cette apparition et laisse la surprise aux spectateurs. L’impact magique, mêlé à la surprise, rend le tour encore plus fort. Du coup, les gens en parlent et cette stratégie est, par conséquent, plus efficace que toute autre forme de communication.

 Il réalise ensuite la disparition du canard au ralenti avant d’enchaîner avec le tour «phare» du spectacle, à savoir la téléportation en direct de COPPERFIELD et d’un témoin sur une plage.

La mise en place des preuves (marques au bras, photos… etc) est un peu longue mais nécessaire. La disparition sur la plate forme (très fine) au dessus du public est une merveille.

La réapparition de David s’accompagne d’une pluie fine sur les spectateurs. Il finit en beauté avec la disparition de 13 spectateurs (non complices) qui réapparaissent en fond de salle. Ces personnes sont aussitôt coachées par l’équipe pour garder le secret. Environ 15 minutes de discours très efficace en privé. Croyez moi, c’est rôdé et les mots sont tous très bien étudiés pour les convaincre de ne rien dire.

Au fait, j’oubliais, standing ovation à la fin.

COPPERFIELD est une star et j’ai pris conscience durant ce show du haut degré d’exigence qu’il peut porter sur tout. Le résultat est là. Bravo.

Penn et Teller

Penn et TellerAutant vous le dire dès le début : pour moi, il s’agit du meilleur show de magie à Vegas. C’est drôle, intelligent, beau et poétique. Et en plus, ils ont la classe !

Ils jouent actuellement au «Rio» tous les soirs sauf le Mardi, à 21H dans leur propre théâtre. Prix des places : 77 dollars puis 82.5 dollars à partir du 25/12/2004.

Avant de commencer avec le show, sachez que l’hôtel-casino «Rio» ne se situe pas sur le boulevard principal (Las Vegas bld) appelé communément « le Strip». Plusieurs solutions pour s’y rendre : en taxi ou en bus qui est une navette assurant le lien entre le Harrah’s et le Rio. Départ toutes les 15 minutes. Vous trouverez cette navette en suivant le «parking valet» du Harrah’s.

Sinon, pour les courageux, à pied, comptez 20 minutes du Bellagio en suivant Flamingo Road.

Penn et Teller   Le théâtre est magnifique, rappelant les décorations des années 20. Un excellent pianiste (M. Jones) et un contrebassiste qui n’est autre que Penn jouent de très bons morceaux de jazz en attendant le début du spectacle.

C’est formidable de voir une star comme Penn se faire plaisir et nous faire plaisir pendant 30 bonnes minutes en jouant du jazz de manière complètement incognito (personne n’indique que c’est Penn qui joue).

Pendant l’attente, 2 caisses, dont une opaque et une transparente, sont posées sur scène. Le pianiste invite tous les spectateurs à monter sur scène pour vérifier ces malles qui serviront à une évasion. L’idée est excellente et l’impact est encore plus fort lorsque P&T s’évaderont de ces caisses pour commencer le show. Le trucage de l’évasion est dévoilé aux spectateurs.

Attention, j’entends déjà des voix s’élevant contre le débinage ! P&T ne dévoilent aucun truc dans le but de démystifier leur magie mais ils utilisent le truc comme un effet scénique supplémentaire. Les trucages utilisés ici sont tellement bons qu’ils en deviennent un spectacle (comme pour Llorens en France).

Penn réalise ensuite une disparition de Teller dans une boîte. Il l’explique aussitôt en utilisant du matériel translucide. L’explication est une merveille d’ingéniosité et de précision dans le timing. Chacun des tours est ponctué par un texte intelligent de Penn qui donne à chaque fois une motivation réelle.

Teller   Teller réalise une chasse aux pièces avec un spectateur, suivie d’une apparition de poissons dans un aquarium. Pas d’explication en public cette fois, rassurez vous !

Penn parle et développe un discours sur le jonglage avant de jongler avec 3 bouteilles cassées et coupantes.

Teller réalise ensuite la lévitation d’une feuille de papier (style foulard volant) tout en jouant du saxo. Penn la récupère, la déchire, place les morceaux dans le saxo duquel va sortir une neige de papier qui inonde la scène : de la poésie pure ! Puis une séquence hilarante d’un tour soi-disant raté avec un lapin qui se retrouve broyé dans une machine.

Puis, une tentative d’évasion de Penn pendu à une corde derrière un paravent sur lequel Teller exécute des ombres chinoises sur une musique à la con. Le contraste des 2 scènes (Penn étranglé par la corde de pendu et Teller réalisant des ombres) est hilarant !

PennVient ensuite une scène de mangeur de flamme érotique ! Accompagné par un pianiste qui joue en live, Penn va manger des torches enflammées en compagnie d’une superbe femme. Tous les 2 vont prendre des positions érotiques sur un canapé en mangeant avec sensualité ces flammes à tour de rôle. Mêler l’érotisme à ce point avec un numéro relevant de la performance pure est une idée de génie.

Penn parle à nouveau en ayant un discours assez engagé sur son pays. Un tour de magie avec un drapeau américain (disparition – apparition) vient illustrer son propos tout en le rendant encore plus efficace.

Teller vient en avant scène réaliser un tour en silence. Il s’agit d’un effet saisissant avec une simple rose dans un vase éclairé par un projecteur. L’ombre de la rose est donc visible sur un fond blanc. Teller s’approche de l’ombre, coupe une feuille avec un couteau et la véritable feuille tombe sans qu’on la touche.

Teller réitère cet effet avec l’ombre des autres feuilles et les pétales, puis il se coupe accidentellement, place l’ombre de sa main sur le mur blanc et on voit alors nettement du sang couler sur le mur comme si c’était l’ombre qui saignait.

 Ils terminent le show par un «Bullet catch» (fusillé vivant), saisissant. Les balles utilisées sont signées par des spectateurs. A aucun moment P&T n’ont un contact et pourtant lorsqu’ils se tirent dessus mutuellement, les balles se retrouvent dans la bouche de l’autre.

L’effet est très clair pour les spectateurs, le suspense est bien créé, les tirs sont impressionnants (même puissance sonore qu’un vrai pistolet), le laser rouge dans la bouche de chacun vient renforcer la puissance et la violence du geste. En gros, c’est génial.

C’est la meilleure version que je connaisse. (Celle d’Orson Welles n’est pas mal non plus).

Je ne peux que vous conseiller d’aller voir ce show. Certes, Penn est très bavard et je peux comprendre la crainte de ceux qui ne maîtrisent pas l’anglais mais les nombreux effets visuels qui sont des bijoux de magie contemporaine sont, à eux seuls, des arguments valables.

Penn et Teller sont de très grands artistes qui ont su rester simples. A la fin du show, ils ne provoquent pas volontairement de standing ovation alors qu’ils le pourraient.

Ils préfèrent se précipiter vers la sortie pour saluer leur public. Ce n’est pas (plus ?) le cas pour Lance BURTON, ni pour COPPERFIELD.

Vous pourrez retrouver P&T à la télévision américaine dans l’excellent «Bullshit» (traduction : conneries !) qui vient de recevoir 2 nominations aux Emmy Award et sur Internet avec leur excellent site.

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Foin des lapins sortant de chapeaux et de costumes à paillettes ! A l’instar du nouveau cirque, la magie nouvelle s’affirme depuis une dizaine d’années comme un mouvement artistique à part entière et de nombreux créateurs intègrent ce langage à leur univers. Le maître mot de cette incursion de la magie dans le spectacle vivant c’est l’illusion et il en résulte des images qu’on n’oublie pas, comme le corps d’une danseuse qui se débat entre l’ombre gigantesque des doigts agiles de Philippe Beau dans Sombrero de Philippe Decouflé. Après l’avoir sollicité pour Kà, une création du Cirque du soleil, Robert Lepage a également proposé à Philippe Beau de créer une séquence d’ombres dans l’opéra Le Rossignol et autres fables de Stravinski. Philippe Beau est un magicien qui a fait de l’ombromanie une spécialité et sa créativité dans ce domaine est désormais mondialement reconnue. Il présente des spectacles d’ombres chinoises comme un ballet de mains chorégraphié avec virtuosité où les ombres de personnages et d’animaux se succèdent et se transforment à la vitesse d’un morphing. Il s'agit d'un véritable cinéma d'ombres où les silhouettes se créent au rythme des mouvements gracieux et fluides des doigts qui s’entrelacent.