Le livre avec sa couverture artistique attire le regard. Il donne envie de s’y introduire.

D’y découvrir les secrets qu’il contient. Il attire notre attention, attise notre curiosité. Il nous appelle.

Le livre est « chaud »

La vidéo est constituée d’une jaquette plastifiée. Quand on l’ouvre, on y découvre la vidéo. Elle est là, sans personnalité, pareille à toutes les autres dans sa forme.

La vidéo est « froide »

Le toucher d’un livre, surtout quand celui-ci est ancien, est unique. Les doigts qui parcourent sa tranche, le relief de son lettrage, l’illustration de la couverture, la douceur de son cuir sont des éléments qui manquent cruellement à la vidéo.

Le livre est « sensuel »

La vidéo ne m’a jamais attiré dans sa forme. Le toucher d’une vidéo ne m’émeut pas. Je n’ai jamais eu envie de la garder dans mes mains, de la parcourir avec mes doigts. Elle peut amuser un instant mais ne mérite aucune attention sérieuse dans la perception de sa matière.

La vidéo est « futile »

Mon odorat est en éveil en présence d’un livre. Plus celui-ci accumule les années, plus mon odorat s’excite. Avez-vous déjà pris un livre ancien en l’approchant de votre nez ?

Avez-vous commencé à laisser s’échapper les pages les unes après les autres? Avez-vous sentis l’odeur qui s’en échappait ? Avez-vous imaginé tous les yeux et toutes les mains que ce livre a rencontré dans son existence ?…

Le livre est « histoire »

Je n’ai jamais eu l’envie de prendre une vidéo et de la renifler. Je n’ai jamais éprouvé une émotion en laissant vagabonder mon imagination face à une vidéo. Si la vidéo a une histoire, elle est souvent commerciale, rarement artistique.

La vidéo est « superficielle »

Une bibliothèque bien garnie avec des livres anciens (surtout ceux qui étaient reliés en cuir – une tradition qui tend à disparaître) et des livres récents ravie les yeux avant de ravir l’âme du passionné.

Le livre est « beau »

Une vidéothèque bien garnie n’attire pas le regard de la même façon. La vidéo n’est pas belle. C’est une beauté plastique sans grande présence. Son identité est ordinaire. Elle n’a presque pas de personnalité.

La vidéo est « une beauté froide »

3e VM Day

Le livre demande un effort de lecture, de compréhension, d’imagination, de réflexion.

Tout le monde a le pouvoir d’y entrer. Tout le monde a la possibilité d’en sortir. Seuls certains d’entre nous sortent avec les trésors qui y sont enfermés. Les autres n’arrivent pas toujours à les découvrir.

Le livre est « discipline »

La vidéo ne demande pas un effort de lecture. On l’introduit dans le magnétoscope. On appuie la touche « play ». Et on se laisse aller à la regarder. La vidéo est parfois l’outil du paresseux.

La vidéo est « paresse »

J’aime le livre, j’y suis attaché. Mes sens sont en éveils quand je m’approche de lui. Mon regard, mon odorat, mon toucher se réunissent en une même émotion quand je le découvre, quand je le parcours.

Lorsque des années après l’avoir découvert pour la première fois, je le ré-ouvre, j’y découvre de nouvelles choses. Aucune émotion n’a disparue. Au contraire une maturité artistique plus grande me le fait percevoir d’une manière plus profonde. Le livre est un compagnon discret qui ne demande qu’à être aimé. Il faut apprendre a apprivoiser son amitié.

Conférence de mentalisme

Je n’aime la vidéo que pour découvrir une personnalité magique que j’avais étudié ou dont j’avais entendu parler. Parfois elle me surprend (l’exemple de Cardini est le plus parfait qui me vient à l’esprit), car tout ce qu’on m’avait dit sur lui était encore en dessous de la réalité.

Parfois elle me déçoit (je ne citerai pas de nom), car entre la lecture, les rumeurs et la réalité il y a un monde de différences.

A choisir entre le livre et la vidéo mon choix est fait. Vive la chaleur, la sensualité, l’histoire, la beauté, la discipline et avant toute chose, le savoir et ce pouvoir de l’imagination qu’offre le contenu d’un livre !

Un livre est comme un ami, il est irremplaçable !

(Bon nombre de films sont tirés de romans. Il est rare que l’ouvre cinématographique soit à la hauteur de l’ouvre littéraire. Même si certains films s’en sont rapprochés, ils n’ont jamais su atteindre leurs niveaux !)

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Localisation : Bruxelles Age : 44 ans Profession : artisan de l'illusion Spécialités : aucune mais tente de faire de mon mieux Publie dans la Circular de l'Ecole Magique de Madrid, dans Imagik, dans la Revue de la Prestidigitation et dans Arcane. " C'est Youki qui m'a introduit (sans jeux de mots ni de mains) à l'art de la magie et c'est Arturo de ASCANIO qui fut ma première révélation." "J'ai eu l'immense privilège d'être à côté de Roberto GIOBBI, Aurelio PAVIATO et Pedro LACERDA l'un de ses fils spirituels." "(Dans cette grande famille, on retrouve en tant que frère spirituel d'Arturo : Juan TAMARIZ, John THOMPSON et Bernard BILIS) - eh oui, je me sens tout petit... Je suis un touche à tout. Certains diront que c'est s'éloigner de l'art qu'on a choisi de pratiquer. Moi je pense que c'est l'enrichir en prenant des routes secondaires qui sont parfois plus belles que les autoroutes ou les routes principales."