Cyril HARVEY
en 7 dates

1959
Naissance à Troyes.

1986
1er trophée magique: 3ème prix de manipulation au congrès AFAP de Bordeaux

1989
Création du numéro de toupies, 1er prix au congrès national Suisse de Morges

1991
3ème prix de manipulation à la FISM de Lausanne et Grand Prix au congrès Autrichien de Vienne.

1993
1ère TV aux Grands Prix Magiques de Monte-Carlo

1997
Anneaux Magiques d’argent aux Anneaux Magiques de Lausanne

1998
Sortie du livre « Manipulations de cartes géantes »

Boris Wild : Bonjour Cyril. Nous nous connaissons depuis maintenant presque quinze ans et je sais que tu es quelqu’un de plutôt discret. C’est pourquoi j’aimerais que tu nous en dises un peu plus sur toi. Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Et surtout comment es-tu tombé dans la marmite de potion magique ?

Cyril HARVEY.: (d’une voix métallique)

En réalité, je m’appelle Zorg de la planète Gamma du Centaure et je viens en paix. (reprenant sa voix normale) Non, pour être sérieux, je m’appelle bien Cyril HARVEY. Ce n’est pas un pseudonyme, je suis de descendance anglaise et c’est mon vrai nom. Je suis originaire de Troyes tout comme Jean-Marie Bigard et Cendrine Dominguez que j’ai bien connus. J’y ai fait mes études et à l’époque je ne faisais pas encore de magie.

C’est venu plus tard à Paris quand j’ai commencé à travailler en 1984 dans une compagnie d’assurance, le jour où des collègues m’ont acheté un petit tour de magie pour me faire un cadeau.

Bien que le milieu magique était encore très fermé, j’ai commencé à chercher des adresses et j’ai trouvé celle de Mayette, tenue à l’époque par Michel Hatte.

J’y ai vu une affiche de Nelty, un magicien un peu excentrique qui a été mon premier professeur. Puis, j’ai rencontré Gérard MAJAX qui m’a proposé de prendre des cours avec Pierre EDERNAC et tout s’est alors enchaîné très vite.

B.W. : Quel a été ensuite ton parcours jusqu’au premier concours et comment t’es-tu préparé à cette  » épreuve du feu « ?

C.H.: J’ai eu un vrai déclic au Congrès de Versailles en 1984. C’est là que j’ai eu envie de faire de la scène, de la magie à un plus haut niveau que celui de simplement épater les copains. Je continuais toujours les cours chez Pierre EDERNAC et j’ai décidé de monter un numéro de manipulation car Pierre m’avait enseigné  de belles techniques de cartes, pièces, boules et dés. Un autre facteur déterminant dans ce choix a été ma visite un jour au Musée Grévin.

A l’époque, j’ai vu un jeune magicien, un certain Marc Antoine qui avait un très beau numéro de manipulation. Cela a aussitôt confirmé mon goût pour cette discipline. J’ai alors fait beaucoup de choses pour rattraper le temps perdu, parce que, commencer à apprendre la magie à 24 ans, c’était un peu tard et j’étais conscient qu’il fallait brûler les étapes pour essayer d’égaler les autres. Je suis donc rentré dans une école de magie qui s’appelait  » le club  IBM  » et, après avoir pris des cours, j’ai passé un examen final où il fallait présenter un numéro de magie de scène. Et c’est à partir de celui-ci que j’ai ensuite monté mon premier numéro pour le Congrès de Vichy en 1985.

Peu de temps avant le concours, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Pierre BRAHMA qui m’a aidé à régler le numéro, notamment sur les attitudes, le regard et le sourire. J’étais habillé en frac sur une musique de Rondo Veneziano et je manipulais des accessoires très classiques. J’ai su pour la première fois ce qu’était le trac. C’était terrible ! Je n’ai pas eu de prix, mais je n’avais qu’un an de magie derrière moi et je crois que j’étais un peu inconscient de m’être lancé si vite dans le circuit des concours, l’avenir m’a prouvé que c’est un trait de caractère chez moi, quand j’ai construit quelque chose, il faut que tout le monde le voit, vite.

B.W.: Tu as multiplié les concours entre 1986 et 1991. Pourquoi autant ? Quelle a été ta motivation à chaque fois que tu as rempli ton formulaire d’inscription ?

C.H.: Effectivement, j’ai fait beaucoup de concours. J’ai obtenu mon tout premier trophée en 1986, au congrès de Bordeaux, un 3ème°prix de manipulation, le seul attribué dans cette catégorie. Les années suivantes, j’ai remporté d’autres prix dans des congrès AFAP comme Angers et Cannes mais également à l’étranger, en Allemagne, en Suisse, en Belgique, en Autriche.

Les concours, c’était la seule façon pour moi de me faire connaître, de travailler en public en conditions réelles et puis j’aimais ça ! J’avais envie quelque part de surprendre les magiciens et à chaque fois, j’essayais toujours d’amener des choses un peu nouvelles qui n’étaient pas encore trop vues en magie. Tu vois, par exemple, j’ai commencé à manipuler les cartes géantes à Bordeaux en 1986 et ça a fait une grosse sensation par ce que j’étais un des rares magiciens à le faire.

Et puis, il faut savoir que c’était une époque un peu glorieuse avec des gens qui avaient beaucoup d’idées comme Thierry COLLET (lire l’interview)Marc FILIPPI, Jean GARINPat GUELLER ou Christophe ROSSIGNOL. Il y avait donc une espèce d’émulation entre nous qui était un jeu quelque part.

Cyril Harvey
Cyril Harvey


B.W.: Beaucoup de jeunes magiciens hésitent à se présenter en concours. Que pourrais-tu leur dire pour les convaincre de faire le  » grand saut  » et quels conseils leur donnerais-tu compte tenu de ton expérience dans ce domaine ?

C.H.: Que ce soit en France ou à l’étranger, les concours, ça a été pour moi une bonne école et j’inciterais donc les jeunes à en faire autant, même si ce n’est pas une étape obligatoire. Le fait de travailler devant ses pairs déclenche généralement des critiques (souvent dures) et des conseils (plus sympa) qui aident à peaufiner et faire évoluer le numéro.

Toutefois, il ne faut pas y aller n’importe quand, n’importe comment. Il faut être prêt, avoir un numéro structuré et travailler un cran en dessous de ses possibilités.

En effet, le jour du concours, le trac et le stress ne permettent pas de présenter le numéro comme à la maison. Il faut également bien penser qu’un des critères les plus importants dans une compétition, c’est l’originalité, que ce soit des effets, de la mise en scène ou des accessoires qui ne doivent pas être trop petits, et bien sûr, ne pas négliger sa tenue (jusqu’aux chaussures qui doivent être nickel), son matériel, sa musique et encore moins son éclairage. Sur ce dernier point, il faut savoir qu’en concours, le temps de répétition est réduit au minimum et il faut donc choisir les éclairages les plus simples possibles pour avoir la chance d’être bien servi.

Avec l’expérience, on peut être un peu plus exigeant en demandant des éclairages bien précis parce qu’on les a testés ailleurs. Le principal, c’est d’être suffisamment éclairé pour que le public puisse voir le numéro correctement sans oublier toutefois de créer une ambiance. L’idéal étant de trouver une équipe technique compétente qui saura mettre le numéro en valeur.

Cyril Harvey
Cyril Harvey

B.W.: A ce propos, on peut également parler des critiques un peu rudes qui touchent parfois ces jeunes après leur prestation et qui les démotivent pour certains.

C.H.: Quand on passe sur scène, on est bien sûr exposé à la critique. Quand j’ai commencé les concours, les critiques étaient très dures. Elles étaient presque toutes de MM Fontaine et Maillard, qui avaient beaucoup de mordant et qui ne mâchaient pas leurs mots pour dire ce qu’ils pensaient d’un numéro.

C’était toujours juste mais écrit de telle façon que lorsqu’on était concerné, on finissait en rampant sous la moquette, terrassé par la honte. Lorsqu’on n’était pas concerné, on s’amusait déjà beaucoup plus. Même si, moi ça m’a plutôt servi, pour d’autres, c’était le début de la fin.

Maintenant, les critiques sont moins sévères et ce n’est pas plus mal pour ces jeunes dont c’est souvent la première expérience et qui n’ont jamais fait de scène de leur vie. Il faut laisser le temps au temps et ne pas les  » casser  » dès le départ.

Cyril Harvey
Cyril Harvey

B.W.: Je vais me faire l’avocat du diable, mais je crois savoir que tu as été sujet à une critique sévère durant ta période  » frac  » et qu’elle a plutôt eu un effet bénéfique sur toi, n’est-ce pas ?

C.H.: C’est vrai. Sur le moment, ça fait toujours mal de lire des critiques dures envers soi. Mais en ce qui me concerne, là où d’autres se seraient écroulés, moi, une fois la douleur un peu atténuée et mon orgueil laissé au placard, j’ai rebondi et m’en suis servi pour corriger mes erreurs.

Ces critiques m’ont donc permis d’aller de l’avant en abandonnant par exemple mon cher frac pour un costume plus jeune (je pensais ne pas arriver à faire le même numéro sans mes profondes et j’ai découvert que si, çà marchait aussi avec une veste courte, un peu d’idée et beaucoup de travail).Ça m’a stimulé et je crois que çà m’a fait du bien.

Cyril Harvey
Cyril Harvey

 

B.W.: Pourquoi t’es-tu dirigé vers la magie de scène et plus particulièrement la manipulation qui est certainement l’une des disciplines magiques les plus difficiles qui soient ? Etait-ce parce que tu avais un ou plusieurs modèles en la matière ?

Cyril HARVEY et Jeff Mc BRIDEC.H.: Pour moi, la magie est avant tout un jeu de mains qui repose sur la dextérité et le détournement d’attention. La manipulation est une discipline qui m’a toujours plu. Ne dit-on pas que la manipulation est la « catégorie reine  » de la magie ?

Et puis, c’est le côté théâtral de la magie de scène que j’avais envie de vivre, être exposé aux feux des projecteurs, travailler devant un public dans une salle avec son ambiance.

Tout cela me tenait à cour. En ce qui concerne mes modèles, je peux dire que le premier a été Fantasio.

J’ai vu une vidéo de lui il y a fort longtemps et sa prestance, son regard, son sourire m’ont beaucoup inspiré au début. Puis, en 1988, un certain JeffMac BRIDE s’est produit à l’Olympia et là, ça été un tournant. Ça allait à l’encontre de tout ce que je connaissais en magie, c’était novateur et, je ne m’en cache pas, il m’a beaucoup influencé dans mon style.

B.W.: Et comment t’es venu l’idée de monter un numéro sur le thème, plutôt inattendu, des manipulations de toupies ? En plus, je crois savoir que c’était bien avant la naissance de ton fils Rémi donc ce n’est pas en jouant avec lui !

C.H.: Effectivement ce n’est pas en jouant avec Rémi. En fait, je cherchais l’accessoire l’original, ce qui est très difficile, et après le congrès d’Angers en 1987, je suis rentré dans une boutique de jouets à la recherche de bilboquets et mon regard a été attiré par une petite toupie complètement insignifiante.

Je l’ai prise en main, je me suis amusé avec elle et l’idée est venue de là. Je trouvais l’objet intéressant car il était manipulable, il défiait les lois de l’équilibre et cela demandait donc une certaine dextérité. J’ai alors décidé de composer tout mon numéro autour de ce thème des toupies.

B.W.: Tu es l’un des rares Français à avoir été primé à la FISM en manipulation (Lausanne 1991). Comment as-tu géré psychologiquement une telle expérience ?

C.H.: La FISM, c’est un concours très difficile qui demande beaucoup d’heures de travail et de répétitions. Le jour J, on a seulement dix minutes pour convaincre et il faut que durant ce laps de temps, on soit bon à cent pour cent.

Il y a également certains éléments qui font que ton numéro peut très bien passer, comme il peut aussi être moins bien perçu : l’ordre et l’heure de passage par exemple. Débuter la compétition à 9h00 du matin n’est pas forcément la meilleure place. Passer derrière un excellent numéro n’est pas non plus une situation idéale. Il faut donc compter un peu sur la chance.

Il convient aussi d’être assez fort psychologiquement, car, pendant toute la semaine, on voit énormément de numéros, et il ne faut pas se laisser influencer par l’éventuel succès des autres candidats.

A l’heure actuelle, la FISM, c’est quand même l’endroit idéal pour se faire remarquer et peut-être avoir la chance d’obtenir des engagements à l’échelle internationale.

B.W.: Ne rougis pas, mais c’est un secret pour personne : tu es très inventif et ta magie est particulièrement créative. Il suffit de voir ton numéro de manipulation ainsi que ta conférence pour s’en rendre compte. Où trouves-tu tes idées et quelles sont tes principales sources d’inspiration ?

C.H.: Pas dans les boutiques de magie, je ne suis pas vraiment le client idéal.

La créativité, cela ne vient pas comme ça, il faut la provoquer. Je suis assez observateur et surtout très curieux de nature.

Je puise mes idées dans la vie de tous les jours et je passe aussi beaucoup de mon temps libre dans les magasins, que ce soit des fleuristes, des magasins de jouets, de gadgets, de musique, de sport, de mode.  tout ce qui croise mon regard est susceptible d’être transformé en un effet, un accessoire qui pourrait être intégré dans ma conférence ou dans mon spectacle afin de le faire évoluer.

D’ailleurs, j’ai toujours considéré un numéro de magie comme une vitrine, de temps en temps, il faut faire le ménage et dépoussiérer !

B.W.: As-tu toujours mis au point tes numéros seul ou as-tu déjà fait la démarche de travailler à plusieurs comme le fait  » l’école allemande  » de Stuttgart pour laquelle, je crois, tu as beaucoup d’admiration ?

C.H.: J’ai plutôt le caractère de quelqu’un qui travaille en solo. Mes premiers spectateurs sont ma femme Nicole et mon fils Rémi âgé maintenant de 7 ans, qui a un regard neuf et simple sur la magie. Il y a quand même quelqu’un qui a toujours travaillé dans l’ombre avec moi, il s’appelle Philippe PINAT et j’en profite pour lui rendre hommage.

Mais en règle générale, j’ai toujours travaillé quasiment seul et non en groupe comme c’est le cas chez nos voisins allemands. Des magiciens confirmés comme TopasFranklinJunge-JungeClémens Valentino. se rencontrent régulièrement chez les uns et chez les autres et ils n’hésitent pas à se montrer des tours, à s’échanger des idées, à aider un jeune sur son numéro.

Récemment, j’ai eu l’occasion de rencontrer le petit dernier de l’école allemande dans un congrès. J’ai eu l’impression de revoir Topas à ses débuts. Il n’a que 15 ans, il a déjà le sens du rythme, l’aisance d’un  » pro  » et c’est un excellent manipulateur. Il s’appelle Claus HEINTSELER, rappelle-toi de son nom, car dans quelques temps il va faire mal.

Cyril Harvey copie 5

B.W.: Comment es-tu venu à présenter des conférences ?

C.H.: Je n’ai pas un tempérament très expansif de nature et je ne me voyais pas conférencier au départ. Mais il y a cinq ans, Fred ERICKSON, l’actuel président du Club de Troyes, m’a demandé d’animer une journée autour de mon expérience magique.

J’ai relevé le défi et, même si ce n’était pas une conférence mais plutôt un déballage d’idées, cela m’a donné l’envie de développer et de présenter une vraie conférence de scène basée sur des manipulations de cartes et des effets visuels de ma création.

Merci à toi Fred pour avoir suscité en moi ce réel plaisir qu’est de présenter une conférence.

Cyril Harvey
Cyril Harvey

B.W.: Tu es quelqu’un de scène et tu sais que je suis plutôt quelqu’un de close-up alors, forcément, une question me brûle les lèvres : es-tu également attiré par ce type de magie et comment as-tu vécu sa fulgurante progression au cours de ta carrière ?

C.H.: J’avoue que je ne suis pas un acharné du close-up. Cependant, j’aime assez la magie de table avec des objets usuels. En ce moment, je vois beaucoup de jeunes qui ne font que des cartes, qui se défient les uns les autres avec des techniques souvent difficiles mais ça reste pour moi du  » triturage  » de cartes et le close-up, ce n’est pas que cela.

Il y a eu une époque où le close-up se limitait à une démonstration de tours, mais maintenant il se rapproche un peu plus de la scène avec l’utilisation de la musique, une tenue vestimentaire plus soignée, une présentation plus élaborée pour une meilleure mise en valeur du numéro.

B.W.: Bien que nos disciplines diffèrent, nous avons une passion en commun : les USA. Tu es déjà allé travailler là-bas plusieurs fois et je sais que tu saisis chaque occasion qui se présente d’y retourner. Est-ce qu’on peut parler d' » american dream  » et si oui, quelle satisfaction tu retires de présenter ton numéro plus spécialement aux USA ?

Cyri HARVEY et RoyC.H.: A chaque fois que je suis allé aux Etats-Unis, j’ai pris un plaisir énorme à travailler devant le public américain qui est très réceptif, très enthousiaste. Et puis, la mentalité là-bas est très différente de la nôtre en Europe.

C’est aussi un rêve d’enfant car on a baigné dans la culture américaine à travers les films, les feuilletons, etc.. Quand j’ai fait le Congrès de la SAM à Cincinatti, je me suis senti tout petit, j’ai repensé à tout mon parcours jusque là et c’était pour moi comme l’aboutissement d’un rêve de jeune magicien.

B.W.: L’un des points forts de ton numéro est la manipulation de cartes géantes. Tu as même écrit un livre sur le sujet qui, à ma connaissance, n’a pas d’équivalent ailleurs dans le monde. Peux-tu nous en dire quelques mots ?

C.H.: J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce livre car d’après Richard ROSS qui était le pionnier de la carte géante et qui m’a fait l’honneur d’écrire la préface, le sujet n’avait jamais été traité auparavant dans la littérature magique internationale.

Ce livre qui est le fruit de quinze ans d’expérience, représente beaucoup de travail et m’a demandé beaucoup de temps car j’ai essayé de recenser toutes les techniques que je connaissais sur le sujet.

J’en profite pour dire que la manipulation des cartes géantes n’est pas aussi insurmontable qu’on pourrait l’imaginer, c’est avant tout une question de travail et d’entraînement.

Nous sommes très peu dans le monde à manipuler ce type de cartes et j’encourage les jeunes dans cette voie car c’est à la fois original, spectaculaire et visuel.

B.W.: A quand une vidéo sur les cartes géantes ?

C.H.: Tu n’es pas le premier à m’en parler. Suite au livre, j’y pense de plus en plus et je crois que cela viendra un jour mais je veux m’en donner le temps et les moyens pour faire quelque chose de qualité.

A l’heure actuelle, on voit fleurir des quantités de vidéos présentées par des gens parfois peu connus, parce que cela va vite à faire avec juste un local, une caméra et un rideau.

En ce qui me concerne, je veux essayer de faire quelque chose de bien et non un truc à la va-vite parce que je veux faire une vidéo pas comme les autres.

J’y consacrerai le temps qu’il faut, quitte à la faire à l’étranger si j’y trouve les moyens et le professionnalisme que je recherche. Mais bien évidemment, si cela peut se faire en France sous ces conditions, je le ferai.

L’appel est lancé !  Merci Cyril pour cet entretien.

Merci à Bruno SANVOISIN pour la relecture.

Interview parue dans la revue La Revue de la Prestigitation de février 2002.

Abonne-toi à la newsletter

Chaque semaine, je partage tous les bons plans et actualités sur l'univers de la magie et du mentalisme.
Rejoins les 16 761 magiciens recevant tout cela et bien plus encore.

Article précédentFP l’Arme Absolue de J.B. CHEVALIER
Article suivantNestor HATO
Boris Wild est l'un des magiciens français les plus réputés au monde. Il est à la fois auteur, créateur, conférencier et artiste international. Sa spécialité est le close-up, une magie de haut niveau où les effets se produisent à quelques centimètres de vos yeux. Boris propose également deux shows de magie de salon, deux numéros de cartomagie de renommée internationale, du stand-up sur scène, la présentation de vos galas ainsi que des conférences réservées aux magiciens. Boris a été Champion de France de magie en remportant le Grand Prix AFAP et a été primé aux Championnats du Monde FISM ainsi qu'aux Monte Carlo Magic Stars. Il est apparu dans de nombreuses émissions TV françaises et internationales : Le Plus Grand Cabaret du Monde (cinq passages), Le Magic Show au Lido, Nuit Magique au Paradis Latin, Champions of Magic (USA), International Close-up Show (Chine)...