Agenda

Fév
24
lun
VM Live | présentation de produits magiques tous les lundis à 20h30 @ Chez Thomas de VM
Fév 24 @ 20:30 – 21:30

J’ai décidé de réaliser un direct toutes les semaines les lundis de 20h30 pendant 40mn.

Le prochaine épisode sera accessible ici sur le forum des VIP et vous permettrait d’interagir en direct.

Bien sûr, vous pourrez accéder à toutes les rediffusions.

Pour vous mettre une alerte dans votre calendrier, rendez-vous sur l’événement puis cliquer ici sur l’icône !

VM calendrier agenda
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Fév
27
jeu
Conférence d’Arthur TIVOLI (95) @ La Bergerie
Fév 27 @ 20:45 – 23:00
Conférence d'Arthur TIVOLI (95) @ La Bergerie

Arthur TIVOLI est un personnage aux multiples talents dans le monde de la magie. Ces effets sont assez directs, efficaces et scénarisés.

Il viendra nous donner des bons conseils et partagera son expérience sur les bateaux de croisières.

Au programme de cette conférence :

  • – sa version très spéciale de la carte ambitieuse
  • – une routine de cordes efficace et construite
  • – un three fly perso sans gimmick
  • – des balles mousses, bagues et billets pour des routines très commerciales.
  • – quelques astuces sur l’utilisation des ballons et de la ventriloquie…
  • – Et d’autres surprises

Il abordera des aspects aussi plus généralistes comme le sleeving, le pocket management, ou la gestion du spectateur …

Le Plessis-Bouchard est à 20min en voiture de la porte de Clichy (nombreuses places de stationnement gratuites à proximité).
La salle de conférence est situé à 2 km de la gare de Franconville / Le Plessis-Bouchard (RER C et Ligne H)

Fév
29
sam
L’Effet Papillon de Taha MANSOUR (75) @ Théo Théâtre
Fév 29 @ 17:00 – 18:15
L'Effet Papillon de Taha MANSOUR (75) @ Théo Théâtre

Vous pensez que vos choix sont libres ?
Que vos secrets sont bien gardés dans votre esprit ?
Que vous êtes peut être … imprévisible?

Peut-être pas !

Vous avez sûrement déjà entendu parler de l’Effet Papillon. Découvert en 1961, ce phénomène insinue que les moindres petits évènements peuvent déterminer des phénomènes qui paraissent imprévisibles et incontrôlables. Ainsi, les battements d’ailes d’un papillon au Brésil peuvent engendrer une tornade au Mexique.

Et si nos choix n’étaient donc pas vraiment libres et imprévisibles, mais plutôt le fruit d’un effet papillon ?

Le mentaliste Taha Mansour vous invite à un voyage mental poétique et bluffant dans lequel vous êtes incités à remettre en question la perception que vous avez du monde environnant.

Lecture de pensées, influence, autant de phénomènes mystérieux vous attendront lors de ce voyage…

Ouvrez bien grands les yeux, et vivez pleinement l’expérience de l’Effet Papillon !

La Magie était Presque Parfaite de Zatanna (06) @ Théâtre du Cours, Cours Saleya
Fév 29 @ 18:00 – 19:30
La Magie était Presque Parfaite de Zatanna (06) @ Théâtre du Cours, Cours Saleya

Du mentalisme et de la magie inédite pour une présentation originale autour des films et de l’univers d’Alfred Hitchcock, le maître du suspense, par Zatanna une des rare femme mentaliste et magicienne.

Un spectacle unique et interactif ou le spectateur est également acteur, pour des numéros incroyables !

Zatanna, la reine de l’illusion, après 15 ans de spectacle en Australie Zatanna est auréolée du titre fort convoité de « Western Australian Magician of the year » en 2007, 2008 et 2009, ainsi que du Fringe Festival Magic Slam en 2011.

Après ses succès en Australie, Chine, Japon, Malaisie, Hong-kong, Tahiti, Bora-Bora…(en 2017-2018, Zatanna est restée pendant 8 mois sur Bora-Bora a faire de la magie dans les plus grands hotel de l’île), la voici de retour sur la Côte D’Azur pour vous faire profiter de son talent.

Mar
2
lun
VM Live | présentation de produits magiques tous les lundis à 20h30 @ Chez Thomas de VM
Mar 2 @ 20:30 – 21:30

J’ai décidé de réaliser un direct toutes les semaines les lundis de 20h30 pendant 40mn.

Le prochaine épisode sera accessible ici sur le forum des VIP et vous permettrait d’interagir en direct.

Bien sûr, vous pourrez accéder à toutes les rediffusions.

Pour vous mettre une alerte dans votre calendrier, rendez-vous sur l’événement puis cliquer ici sur l’icône !

VM calendrier agenda
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Mar
4
mer
Colloque – l’effet au risque du genre – Etrange, fantastique, merveilleux ? @ ENSAV Théâtre de la Cité Cinémathèque
Mar 4 Jour entier
Colloque - l'effet au risque du genre - Etrange, fantastique, merveilleux ? @ ENSAV Théâtre de la Cité Cinémathèque

Faisant suite au colloque de 2018 « L’illusion en jeu », le Laboratoire de Recherche en Audiovisuel, sous l’impulsion notamment de Frédéric Tabet, organise cette année du 4 au 6 mars 2020 à Toulouse, un colloque consacré à la question du genre de l’illusionnisme.

Etrange, fantastique, merveilleux ? Vous êtes tous attendus pour en discuter.

Avec des interventions d’Abdul Alafrez, Alain Poussard, Antoine Leduc, Pierre Taillefer, Thibaut Rioult, Katharina Rein, etc.

Dans le cadre de l’axe de recherche Illusiographies et de l’axe Esthétique du Laboratoire LARA-SEPPIA, cette seconde manifestation pensée dans le prolongement des réflexions initiées lors du colloque L’Illusion en jeu, techniques outils histoire se propose d’explorer les rapports entre les effets audiovisuels déployés au sein d’une œuvre, et son appartenance à un genre esthétique défini.

Les études portant sur les genres — fantastique, merveilleux ou l’étrange — se sont développées au XXe siècle. La taxonomie établie par Todorov (« fantastique-étrange » ou « fantastique-merveilleux ») conditionne l’appartenance au genre à l’effet produit sur le lecteur (les phénomènes de monstration faisant basculer l’œuvre hors du fantastique par définition indéterminé). Depuis la conceptualisation de l’hésitation todorovienne, si les esthétiques de la monstration ont gagné en respectabilité un sentiment d’insatisfaction demeure quant aux techniques et pensées manuelles mises en œuvre pour rendre prégnants ces effets. C’est ainsi que les rapports que la peinture, la musique, la photographie et le cinéma entretiennent avec « les effets fantastiques » ont plus rarement été abordés. Alors qu’en est-il lorsqu’il s’agit de les mettre en scène ?

Que ce soit sur une scène théâtrale, sur la piste de cirque ou sur un écran, toute représentation, en faisant vivre un événement passé, futur, réel ou imaginaire, le fait sous une apparence de réalité, condition même du « je sais bien, mais quand même » propre à la réception spectatorielle.

Les effets audiovisuels dont il sera question ici relèvent de l’irruption du surnaturel, de l’impossible ou de l’imprévu poétique au sein du représenté, effets dont la littérature fantastique et l’opéra du merveilleux ont fourni le vaste répertoire de formes, et qui sont désormais revisités par les arts de la scène et de l’écran. Ces phénomènes artificiels nous invitent à repenser le pouvoir des œuvres à « réenchanter l’univers et [à] lui faire recouvrer son unité », tout en réactivant les questions afférentes au simulacre, à l’artifice et à la manipulation généralisée. Le risque de l’effet audiovisuel ainsi défini est de dévoiler, dans sa surenchère, le dispositif et les stratégies de fabrique au détriment de l’illusion et de la suspension of disbelief chère à Coleridge. En outre, la reprise, l’adaptation ou la reconstitution historique d’une œuvre au sein d’un même medium ou dans le cadre d’une remédiation artistique renouvellent les questions propres au contrat et à la réception spectatorielle de par l’hybridation des genres et la reprise intra ou intermédiatique. Cependant, ce questionnement sur le mouvement de bascule d’un genre à l’autre généré par l’effet magique dans les arts de la scène ne saurait être complet s’il ne portait pas non plus sur son corollaire écranique, à savoir le fantastique. Si on peut être tenté d’associer l’effet magique à la logique du merveilleux, l’effet de perturbation du régime spectatoriel qui nous intéresse ici par le biais de l’effet est étroitement lié à la question du fantastique.
Si l’on en croit la définition proposée par le Centre de Ressources Textuelles et Lexicales, au sens figuré est considéré comme magique un « [e]ffet qui semble surnaturel, irrationnel, par la force, l’intensité du sentiment, du plaisir, de la satisfaction qu’il procure. ».  La rupture non seulement avec l’ordinarité et la rationalité du monde réel mais aussi avec le contrat spectatoriel proposé par le spectacle crée ainsi cette trouée qui caractérise l’apparaître fantastique. Cette rupture des codes proposée par les spectacles de magie rejoint la perturbation du visible créée par le fantastique. Ce genre, défini en littérature par son imprécision et son indétermination a rapidement basculé, en s’appropriant l’espace cinématographique notamment, vers ce que Charles Grivel nomme justement « un effet de l’écran».
Pourtant, ce que l’on a coutume d’appeler aujourd’hui le fantastique de la monstration et ses effets corollaires encouragé par une production cinématographique qui fait de plus en plus la part belle aux effets spéciaux n’est pas sans poser un certain nombre de questions pour qui s’intéresse à la question du genre et de l’effet. Dès les années 90, la critique française condamne la dérive spectaculaire des effets spéciaux à travers une série d’articles parue dans les Cahiers du cinéma. Dans « Cela s’appelle l’horreur » ou encore « Les travaux forcés de l’horreur », Nicolas Saada et Charles Tesson condamnent les nouvelles formes endossées par le cinéma fantastique récent. Charles Tesson qualifie ainsi ces nouvelles productions de « film(s) de genre » dans un jugement axiologique destiné à opposer la stéréotypie des nouvelles figures du fantastique à la singularité des œuvres prises séparément.
Aux antipodes d’une conception dynamique du genre (ce que Jean-Marie Schaeffer appelle la « généricité 3») mettant en compte l’hybridation des discours, ces critiques choisissent de mettre en avant la stabilité de la classe au détriment de l’analyse des objets qui la composent.
Or, l’arrivée du numérique, la banalisation des effets spéciaux, la mise en place des franchises, ont conduit ces dernières années, à une offre de plus en plus pléthorique concernant les nouvelles figures du fantastique. La récurrence de ces nouvelles figures souvent tirées de comic books nous orientent-elles vers un renouvellement de l’effet fantastique qui serait le corollaire de l’émergence de ces nouvelles formes expressives, ou au contraire, font-elles de ces nouveaux monstres, comme le suggérait dès les années 90 Charles Tesson, des représentations « sages comme des images » ? La prolifération de ces nouvelles figures (qui auraient perdu le fonctionnement figural de l’apparition fantastique), leur familiarité feraient-elles alors basculer le discours vers le merveilleux et le consensus aux antipodes du fonctionnement disruptif du genre ? Ces corps surpuissants malmenés mais toujours destinés à renaître par le biais de reboots, sequels, prequels etc. nous coupent-ils à ce point de l’indexation réaliste propre au fantastique qu’ils sont le signe d’un renouveau du genre fantastique ou de la création de nouveaux genres ? Comment la bascule de l’un à l’autre s’opère-t-elle ? Cette nouvelle économie du fantastique peu discutée ces dernières années par la critique française doit d’autant plus nous interroger qu’elle conditionne une nouvelle esthétique et partant de nouveaux modes de discours qui vient mettre en abyme et diffracter de nouveaux modes de consommation de l’image.
Dans le cadre de ce colloque qui invite à repenser les rapports qu’entretient la technique du vaste champ des effets perceptifs, spéciaux ou magiques à la perception du genre des arts de la représentation, les propositions de communication porteront sur trois grandes problématiques de recherche :

1. Les effets dans la bascule du genre et la réception spectatorielle.
a. Les conditions de bascule du genre d’une œuvre au regard des effets mis en œuvre ?
b. Contre une conception exclusive du genre : la généricité.
c. La surenchère graphique comme mise en danger de la réception de l’efficacité de l’effet.
d. L’obsolescence programmatique des effets visuels

2. Reprise/Remédiation/Adaptation
a. Comment représenter aujourd’hui des phénomènes aléatoires, sérendipiens ou imprévus, et pour quels effets ?
b. La remédiation des effets, hybridation, intermédialité, transmédialité.
c. La reconstitution historique de ces effets passe-t-elle le filtre du temps, du style pour faire ressortir et ressentir ce qui a pu se jouer à l’origine (question de l’authenticité de l’œuvre par rapport à sa reprise) ?
d. L’effraction du visible dans un monde de l’image pléthorique ne passe-t-il pas aujourd’hui par un art de l’épure et de la litote ?
e. L’esthétique de l’effet invisible : l’illusion au service de l’effet de réel (analyse de cas : l’approche documentaire, la performance circassienne…)

3. Transmission des effets et écriture du faussaire
Entre poétique du secret et prosaïsme du débinage, comment transmettre une histoire des trucs et trucages sans céder au romantisme ou au sensationnalisme.

Mar
5
jeu
Colloque – l’effet au risque du genre – Etrange, fantastique, merveilleux ? @ ENSAV Théâtre de la Cité Cinémathèque
Mar 5 Jour entier
Colloque - l'effet au risque du genre - Etrange, fantastique, merveilleux ? @ ENSAV Théâtre de la Cité Cinémathèque

Faisant suite au colloque de 2018 « L’illusion en jeu », le Laboratoire de Recherche en Audiovisuel, sous l’impulsion notamment de Frédéric Tabet, organise cette année du 4 au 6 mars 2020 à Toulouse, un colloque consacré à la question du genre de l’illusionnisme.

Etrange, fantastique, merveilleux ? Vous êtes tous attendus pour en discuter.

Avec des interventions d’Abdul Alafrez, Alain Poussard, Antoine Leduc, Pierre Taillefer, Thibaut Rioult, Katharina Rein, etc.

Dans le cadre de l’axe de recherche Illusiographies et de l’axe Esthétique du Laboratoire LARA-SEPPIA, cette seconde manifestation pensée dans le prolongement des réflexions initiées lors du colloque L’Illusion en jeu, techniques outils histoire se propose d’explorer les rapports entre les effets audiovisuels déployés au sein d’une œuvre, et son appartenance à un genre esthétique défini.

Les études portant sur les genres — fantastique, merveilleux ou l’étrange — se sont développées au XXe siècle. La taxonomie établie par Todorov (« fantastique-étrange » ou « fantastique-merveilleux ») conditionne l’appartenance au genre à l’effet produit sur le lecteur (les phénomènes de monstration faisant basculer l’œuvre hors du fantastique par définition indéterminé). Depuis la conceptualisation de l’hésitation todorovienne, si les esthétiques de la monstration ont gagné en respectabilité un sentiment d’insatisfaction demeure quant aux techniques et pensées manuelles mises en œuvre pour rendre prégnants ces effets. C’est ainsi que les rapports que la peinture, la musique, la photographie et le cinéma entretiennent avec « les effets fantastiques » ont plus rarement été abordés. Alors qu’en est-il lorsqu’il s’agit de les mettre en scène ?

Que ce soit sur une scène théâtrale, sur la piste de cirque ou sur un écran, toute représentation, en faisant vivre un événement passé, futur, réel ou imaginaire, le fait sous une apparence de réalité, condition même du « je sais bien, mais quand même » propre à la réception spectatorielle.

Les effets audiovisuels dont il sera question ici relèvent de l’irruption du surnaturel, de l’impossible ou de l’imprévu poétique au sein du représenté, effets dont la littérature fantastique et l’opéra du merveilleux ont fourni le vaste répertoire de formes, et qui sont désormais revisités par les arts de la scène et de l’écran. Ces phénomènes artificiels nous invitent à repenser le pouvoir des œuvres à « réenchanter l’univers et [à] lui faire recouvrer son unité », tout en réactivant les questions afférentes au simulacre, à l’artifice et à la manipulation généralisée. Le risque de l’effet audiovisuel ainsi défini est de dévoiler, dans sa surenchère, le dispositif et les stratégies de fabrique au détriment de l’illusion et de la suspension of disbelief chère à Coleridge. En outre, la reprise, l’adaptation ou la reconstitution historique d’une œuvre au sein d’un même medium ou dans le cadre d’une remédiation artistique renouvellent les questions propres au contrat et à la réception spectatorielle de par l’hybridation des genres et la reprise intra ou intermédiatique. Cependant, ce questionnement sur le mouvement de bascule d’un genre à l’autre généré par l’effet magique dans les arts de la scène ne saurait être complet s’il ne portait pas non plus sur son corollaire écranique, à savoir le fantastique. Si on peut être tenté d’associer l’effet magique à la logique du merveilleux, l’effet de perturbation du régime spectatoriel qui nous intéresse ici par le biais de l’effet est étroitement lié à la question du fantastique.
Si l’on en croit la définition proposée par le Centre de Ressources Textuelles et Lexicales, au sens figuré est considéré comme magique un « [e]ffet qui semble surnaturel, irrationnel, par la force, l’intensité du sentiment, du plaisir, de la satisfaction qu’il procure. ».  La rupture non seulement avec l’ordinarité et la rationalité du monde réel mais aussi avec le contrat spectatoriel proposé par le spectacle crée ainsi cette trouée qui caractérise l’apparaître fantastique. Cette rupture des codes proposée par les spectacles de magie rejoint la perturbation du visible créée par le fantastique. Ce genre, défini en littérature par son imprécision et son indétermination a rapidement basculé, en s’appropriant l’espace cinématographique notamment, vers ce que Charles Grivel nomme justement « un effet de l’écran».
Pourtant, ce que l’on a coutume d’appeler aujourd’hui le fantastique de la monstration et ses effets corollaires encouragé par une production cinématographique qui fait de plus en plus la part belle aux effets spéciaux n’est pas sans poser un certain nombre de questions pour qui s’intéresse à la question du genre et de l’effet. Dès les années 90, la critique française condamne la dérive spectaculaire des effets spéciaux à travers une série d’articles parue dans les Cahiers du cinéma. Dans « Cela s’appelle l’horreur » ou encore « Les travaux forcés de l’horreur », Nicolas Saada et Charles Tesson condamnent les nouvelles formes endossées par le cinéma fantastique récent. Charles Tesson qualifie ainsi ces nouvelles productions de « film(s) de genre » dans un jugement axiologique destiné à opposer la stéréotypie des nouvelles figures du fantastique à la singularité des œuvres prises séparément.
Aux antipodes d’une conception dynamique du genre (ce que Jean-Marie Schaeffer appelle la « généricité 3») mettant en compte l’hybridation des discours, ces critiques choisissent de mettre en avant la stabilité de la classe au détriment de l’analyse des objets qui la composent.
Or, l’arrivée du numérique, la banalisation des effets spéciaux, la mise en place des franchises, ont conduit ces dernières années, à une offre de plus en plus pléthorique concernant les nouvelles figures du fantastique. La récurrence de ces nouvelles figures souvent tirées de comic books nous orientent-elles vers un renouvellement de l’effet fantastique qui serait le corollaire de l’émergence de ces nouvelles formes expressives, ou au contraire, font-elles de ces nouveaux monstres, comme le suggérait dès les années 90 Charles Tesson, des représentations « sages comme des images » ? La prolifération de ces nouvelles figures (qui auraient perdu le fonctionnement figural de l’apparition fantastique), leur familiarité feraient-elles alors basculer le discours vers le merveilleux et le consensus aux antipodes du fonctionnement disruptif du genre ? Ces corps surpuissants malmenés mais toujours destinés à renaître par le biais de reboots, sequels, prequels etc. nous coupent-ils à ce point de l’indexation réaliste propre au fantastique qu’ils sont le signe d’un renouveau du genre fantastique ou de la création de nouveaux genres ? Comment la bascule de l’un à l’autre s’opère-t-elle ? Cette nouvelle économie du fantastique peu discutée ces dernières années par la critique française doit d’autant plus nous interroger qu’elle conditionne une nouvelle esthétique et partant de nouveaux modes de discours qui vient mettre en abyme et diffracter de nouveaux modes de consommation de l’image.
Dans le cadre de ce colloque qui invite à repenser les rapports qu’entretient la technique du vaste champ des effets perceptifs, spéciaux ou magiques à la perception du genre des arts de la représentation, les propositions de communication porteront sur trois grandes problématiques de recherche :

1. Les effets dans la bascule du genre et la réception spectatorielle.
a. Les conditions de bascule du genre d’une œuvre au regard des effets mis en œuvre ?
b. Contre une conception exclusive du genre : la généricité.
c. La surenchère graphique comme mise en danger de la réception de l’efficacité de l’effet.
d. L’obsolescence programmatique des effets visuels

2. Reprise/Remédiation/Adaptation
a. Comment représenter aujourd’hui des phénomènes aléatoires, sérendipiens ou imprévus, et pour quels effets ?
b. La remédiation des effets, hybridation, intermédialité, transmédialité.
c. La reconstitution historique de ces effets passe-t-elle le filtre du temps, du style pour faire ressortir et ressentir ce qui a pu se jouer à l’origine (question de l’authenticité de l’œuvre par rapport à sa reprise) ?
d. L’effraction du visible dans un monde de l’image pléthorique ne passe-t-il pas aujourd’hui par un art de l’épure et de la litote ?
e. L’esthétique de l’effet invisible : l’illusion au service de l’effet de réel (analyse de cas : l’approche documentaire, la performance circassienne…)

3. Transmission des effets et écriture du faussaire
Entre poétique du secret et prosaïsme du débinage, comment transmettre une histoire des trucs et trucages sans céder au romantisme ou au sensationnalisme.

Conférence d’Alain DEMOYENCOURT (78) @ Salle de la Tour – Espace culturel Decauville
Mar 5 @ 20:30 – 22:45
Conférence d’Alain DEMOYENCOURT (78) @ Salle de la Tour – Espace culturel Decauville

Constructeur d’effets pour : Yann Frisch, Xavier Mortimer, Stefan Leyshon et créateur d’effets magiques pour beaucoup d’artistes…

Rares sont les occasions de le voir nous partager ses créations plus extraordinaires les unes que les autres :

– sa boulette d’aluminium qui prend feu sur une épingle à nourrice,
– son ballon de baudruche en suspension qu’il contrôle,
– sa transformation éclair du briquet en boîte d’allumettes…

Véritable showman à l’humour ravageur doué d’une habilité hors pair, il nous présentera aussi des trucs déjantés qui serviront à tous, nous parlera des « tas de trucs qu’il ne sait pas faire » et nous transmettra des idées pour nous « transporter sur la lune car quelque part, il suffit de s’en donner les moyens pour y arriver »…

« Ne ratez pas ce magicien Underground qui pour la première fois décide d’exposer son travail, ou plutôt son oeuvre »
Yann Frisch

« Le bonhomme est un pur inventeur touche-à-tout génial… ses tours sont simples
et visuels, organiques avec derrière des merveilles de trouvailles insensées »
Gaëtan Bloom

« Le géo-trouve-tout des temps modernes, le Mc Gyver de la magie, à lui tout seul c’est une véritable usine à trouvailles.
Alain est un personnage ingénieux, très attachant et qui travaille avec finesse, subtilité et intelligence,
c’est ce qui fait de lui l’un des plus grands créateurs français. Je suis fan ! »
Henri Mayol

Mar
6
ven
7e Festival des Stars de la Magie et des Etoiles du Cirque 2020 (45) @ Salle des Fêtes
Mar 6 Jour entier
7e Festival des Stars de la Magie et des Etoiles du Cirque 2020 (45) @ Salle des Fêtes

J’ai le plaisir de vous transmettre le teaser du programme concernant le prochain Festival des Stars de la Magie et des Etoiles du Cirque qui sera organisé du 6 au 8 mars 2020 par Mental Arts Magie à Fay aux Loges dans le Loiret (20 kms au nord d’Orléans).

Demande du dossier d’information avec formulaire d’inscription papier en MP ou au 06 08 21 93 55 ou en nous communiquant votre adresse email pour envoi.

Teaser Festival 2020 :

Roger MARCELLO
Président de Mental Arts Magie

Colloque – l’effet au risque du genre – Etrange, fantastique, merveilleux ? @ ENSAV Théâtre de la Cité Cinémathèque
Mar 6 Jour entier
Colloque - l'effet au risque du genre - Etrange, fantastique, merveilleux ? @ ENSAV Théâtre de la Cité Cinémathèque

Faisant suite au colloque de 2018 « L’illusion en jeu », le Laboratoire de Recherche en Audiovisuel, sous l’impulsion notamment de Frédéric Tabet, organise cette année du 4 au 6 mars 2020 à Toulouse, un colloque consacré à la question du genre de l’illusionnisme.

Etrange, fantastique, merveilleux ? Vous êtes tous attendus pour en discuter.

Avec des interventions d’Abdul Alafrez, Alain Poussard, Antoine Leduc, Pierre Taillefer, Thibaut Rioult, Katharina Rein, etc.

Dans le cadre de l’axe de recherche Illusiographies et de l’axe Esthétique du Laboratoire LARA-SEPPIA, cette seconde manifestation pensée dans le prolongement des réflexions initiées lors du colloque L’Illusion en jeu, techniques outils histoire se propose d’explorer les rapports entre les effets audiovisuels déployés au sein d’une œuvre, et son appartenance à un genre esthétique défini.

Les études portant sur les genres — fantastique, merveilleux ou l’étrange — se sont développées au XXe siècle. La taxonomie établie par Todorov (« fantastique-étrange » ou « fantastique-merveilleux ») conditionne l’appartenance au genre à l’effet produit sur le lecteur (les phénomènes de monstration faisant basculer l’œuvre hors du fantastique par définition indéterminé). Depuis la conceptualisation de l’hésitation todorovienne, si les esthétiques de la monstration ont gagné en respectabilité un sentiment d’insatisfaction demeure quant aux techniques et pensées manuelles mises en œuvre pour rendre prégnants ces effets. C’est ainsi que les rapports que la peinture, la musique, la photographie et le cinéma entretiennent avec « les effets fantastiques » ont plus rarement été abordés. Alors qu’en est-il lorsqu’il s’agit de les mettre en scène ?

Que ce soit sur une scène théâtrale, sur la piste de cirque ou sur un écran, toute représentation, en faisant vivre un événement passé, futur, réel ou imaginaire, le fait sous une apparence de réalité, condition même du « je sais bien, mais quand même » propre à la réception spectatorielle.

Les effets audiovisuels dont il sera question ici relèvent de l’irruption du surnaturel, de l’impossible ou de l’imprévu poétique au sein du représenté, effets dont la littérature fantastique et l’opéra du merveilleux ont fourni le vaste répertoire de formes, et qui sont désormais revisités par les arts de la scène et de l’écran. Ces phénomènes artificiels nous invitent à repenser le pouvoir des œuvres à « réenchanter l’univers et [à] lui faire recouvrer son unité », tout en réactivant les questions afférentes au simulacre, à l’artifice et à la manipulation généralisée. Le risque de l’effet audiovisuel ainsi défini est de dévoiler, dans sa surenchère, le dispositif et les stratégies de fabrique au détriment de l’illusion et de la suspension of disbelief chère à Coleridge. En outre, la reprise, l’adaptation ou la reconstitution historique d’une œuvre au sein d’un même medium ou dans le cadre d’une remédiation artistique renouvellent les questions propres au contrat et à la réception spectatorielle de par l’hybridation des genres et la reprise intra ou intermédiatique. Cependant, ce questionnement sur le mouvement de bascule d’un genre à l’autre généré par l’effet magique dans les arts de la scène ne saurait être complet s’il ne portait pas non plus sur son corollaire écranique, à savoir le fantastique. Si on peut être tenté d’associer l’effet magique à la logique du merveilleux, l’effet de perturbation du régime spectatoriel qui nous intéresse ici par le biais de l’effet est étroitement lié à la question du fantastique.
Si l’on en croit la définition proposée par le Centre de Ressources Textuelles et Lexicales, au sens figuré est considéré comme magique un « [e]ffet qui semble surnaturel, irrationnel, par la force, l’intensité du sentiment, du plaisir, de la satisfaction qu’il procure. ».  La rupture non seulement avec l’ordinarité et la rationalité du monde réel mais aussi avec le contrat spectatoriel proposé par le spectacle crée ainsi cette trouée qui caractérise l’apparaître fantastique. Cette rupture des codes proposée par les spectacles de magie rejoint la perturbation du visible créée par le fantastique. Ce genre, défini en littérature par son imprécision et son indétermination a rapidement basculé, en s’appropriant l’espace cinématographique notamment, vers ce que Charles Grivel nomme justement « un effet de l’écran».
Pourtant, ce que l’on a coutume d’appeler aujourd’hui le fantastique de la monstration et ses effets corollaires encouragé par une production cinématographique qui fait de plus en plus la part belle aux effets spéciaux n’est pas sans poser un certain nombre de questions pour qui s’intéresse à la question du genre et de l’effet. Dès les années 90, la critique française condamne la dérive spectaculaire des effets spéciaux à travers une série d’articles parue dans les Cahiers du cinéma. Dans « Cela s’appelle l’horreur » ou encore « Les travaux forcés de l’horreur », Nicolas Saada et Charles Tesson condamnent les nouvelles formes endossées par le cinéma fantastique récent. Charles Tesson qualifie ainsi ces nouvelles productions de « film(s) de genre » dans un jugement axiologique destiné à opposer la stéréotypie des nouvelles figures du fantastique à la singularité des œuvres prises séparément.
Aux antipodes d’une conception dynamique du genre (ce que Jean-Marie Schaeffer appelle la « généricité 3») mettant en compte l’hybridation des discours, ces critiques choisissent de mettre en avant la stabilité de la classe au détriment de l’analyse des objets qui la composent.
Or, l’arrivée du numérique, la banalisation des effets spéciaux, la mise en place des franchises, ont conduit ces dernières années, à une offre de plus en plus pléthorique concernant les nouvelles figures du fantastique. La récurrence de ces nouvelles figures souvent tirées de comic books nous orientent-elles vers un renouvellement de l’effet fantastique qui serait le corollaire de l’émergence de ces nouvelles formes expressives, ou au contraire, font-elles de ces nouveaux monstres, comme le suggérait dès les années 90 Charles Tesson, des représentations « sages comme des images » ? La prolifération de ces nouvelles figures (qui auraient perdu le fonctionnement figural de l’apparition fantastique), leur familiarité feraient-elles alors basculer le discours vers le merveilleux et le consensus aux antipodes du fonctionnement disruptif du genre ? Ces corps surpuissants malmenés mais toujours destinés à renaître par le biais de reboots, sequels, prequels etc. nous coupent-ils à ce point de l’indexation réaliste propre au fantastique qu’ils sont le signe d’un renouveau du genre fantastique ou de la création de nouveaux genres ? Comment la bascule de l’un à l’autre s’opère-t-elle ? Cette nouvelle économie du fantastique peu discutée ces dernières années par la critique française doit d’autant plus nous interroger qu’elle conditionne une nouvelle esthétique et partant de nouveaux modes de discours qui vient mettre en abyme et diffracter de nouveaux modes de consommation de l’image.
Dans le cadre de ce colloque qui invite à repenser les rapports qu’entretient la technique du vaste champ des effets perceptifs, spéciaux ou magiques à la perception du genre des arts de la représentation, les propositions de communication porteront sur trois grandes problématiques de recherche :

1. Les effets dans la bascule du genre et la réception spectatorielle.
a. Les conditions de bascule du genre d’une œuvre au regard des effets mis en œuvre ?
b. Contre une conception exclusive du genre : la généricité.
c. La surenchère graphique comme mise en danger de la réception de l’efficacité de l’effet.
d. L’obsolescence programmatique des effets visuels

2. Reprise/Remédiation/Adaptation
a. Comment représenter aujourd’hui des phénomènes aléatoires, sérendipiens ou imprévus, et pour quels effets ?
b. La remédiation des effets, hybridation, intermédialité, transmédialité.
c. La reconstitution historique de ces effets passe-t-elle le filtre du temps, du style pour faire ressortir et ressentir ce qui a pu se jouer à l’origine (question de l’authenticité de l’œuvre par rapport à sa reprise) ?
d. L’effraction du visible dans un monde de l’image pléthorique ne passe-t-il pas aujourd’hui par un art de l’épure et de la litote ?
e. L’esthétique de l’effet invisible : l’illusion au service de l’effet de réel (analyse de cas : l’approche documentaire, la performance circassienne…)

3. Transmission des effets et écriture du faussaire
Entre poétique du secret et prosaïsme du débinage, comment transmettre une histoire des trucs et trucages sans céder au romantisme ou au sensationnalisme.