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| Imagik Génération 3 |
par Zappy
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Cinq magiciens sont sur ce dernier volume : Christian GIRARD, Camille GHASTINE, Mickaël, Nourdine et Patrick Magic.
La mise en scène générale n'étant pas d'une importance vitale sur une
K7 de cet ordre je ne parlerai donc pas de celle-ci, puisqu'elle est totalement
dénuée d'intérêt, sinon sur un plan anecdotique (bon d'accord. Essayez d'imaginer
un mélange de télé achat exotique pour les décors, de série pour ados genre
« le miel et les abeilles » pour les dialogues, mais aussi un peu
de Derrick pour les effets spéciaux et le suspense. Ca y est ?!?). Les
magiciens font donc tour à tour leurs tours (phrase riche) à deux demoiselles,
Maroussia (houlala !) et Isabelle. Parviendront-ils à les
séduire ? ! ?
Christian GIRARD tente le premier avec la patte du dragon et autres effets de chouchous.
On commence donc avec des chouchous, et c'est intéressant de voir des effets avec ces objets peu familiers en magie (depuis Pierre POQUET , je ne crois pas que quelqu'un s'y soit intéressé à ce point-là). Dédoublement, transfert, pénétration ; beaucoup d'effets donc, tous réalisés avec des chouchous. Je ne suis pas fan de la présentation mais c'est net, c'est peu vu, et c'est sympa à faire surtout si vous connaissez des filles à couettes, ou si vous en porter vous-même.
Du point de vue des explications. Accrochez-vous, y'en a pour 40mn, contre 3 mn de tours !!! Mais c'est complet, Christian GIRARD connaît son sujet et ne veut pas vous laisser de doute là-dessus.
On enchaîne avec Camille GHASTINE et son ton
enjoué qui lui aussi cherche à obtenir les faveurs des vahinés avec des maths.combinées
à de la magie, rassurez-vous ! Mathémagie vous permet de donner
une leçon de calcul ludique à tous ceux (ou toutes celles) qui en ont besoin.
L'effet est simple à suivre et visuel : des cartes blanches sont utilisées
pour ce cours de maths, vous y dessinez des bâtons et elles s'impriment chacune
leur tours pour donner le résultat du calcul (pas de panique ca ne va pas
plus loin que six).
Une bonne application du comptage intervisuel, cher à Daniel
RHOD, puisque beaucoup plus facile à réaliser avec des cartes blanches
mais un climax sans surprise (la dernière carte s'imprime comme les autres.
Elle était sous le tapis, mais.).
Triangulation, un peu de géométrie maintenant, est une routine de «spell bound » sur table où les 3 pièces (2 ½ dollars et un penny) changent de couleur au fur et à mesure de leurs déplacements sur le tapis. Rien de transcendant, un peu lourd à gérer à mon avis Car tous les « mouvements » se font sur des temps forts.
Les vahinés, qui n'ont pas l'air emballées par les sciences (ou par Camille), préfèrent entamer une bataille (moins compliqué), et c'est Mickaël qui s'y colle, sûrement attiré par les rires des susdites (ne cherchez pas de contrepèteries douteuses) ou par leur odeur corporelle (les pauvrettes ont très chaud, la faute aux magiciens ? Aux effets spéciaux donnant l'impression d'être sur la plage ? Mystère !).
C'est le moment pour Mickaël de leur faire «rassemblement éclair ».
Une routine de cartes très sympa où 2 cartes choisies sont perdues dans le jeu d'où le magicien fait sortir les 4 as. L'as de carreau disparaît pour se retrouver dans le milieu du jeu. Pour renouveler l'effet le magicien place 2 des as restant sous les mains d'une vahiné, fait disparaître le 3ème qui se retrouve à coté de l'as de carreau déjà dans le jeu en prenant 2 cartes en sandwich, sans doute les cartes choisies ? Non, en fait les 2 autres as puisque les cartes choisies sont sous les mains de la vahiné qui transpire maintenant à grosses gouttes. Vraiment sympa.
Mickaël décide d'enfoncer le clou avec B'wave impromptu,
une routine de cartes où une prédiction est posée sous l'étui. Une vahiné
(Portant le doux nom de Maroussia, un prénom qui évoque le soleil qui
semble avoir caressé son corps pour y laisser la couleur de l'amour naissant
sous les effluves de parfums de fruits tropicaux que semble dégager sa peau
dont la douceur rappelle celle des étoffes les plus fines et qui. pardon je
m'égare.) prend invisiblement deux rois dont elle doit décider de la couleur
et en replacer un (pour de rire, ils sont invisibles) sous l'étui.
Après le geste magique approprié, sous l'étui se trouvent 4 cartes,
les trois rois plus un quatre dont la couleur correspond à celle du roi qu'elle
garde invisiblement. Ce dernier est lancé dans le milieu du jeu (invisiblement,
toujours) et se retrouve entouré par les 3 autres quatre. Très joli. Ces deux
routines réalisent une bonne interaction avec le public.
Malheureusement, ça ne suffit pas pour séduire les demoiselles
qui préfèrent alors jouer au tennis (on remarquera les efforts de la production
pour créer des effets spéciaux défiant les limites de la technologie). Et
c'est Nourdine à présent qui décide d'entreprendre les jeunes joueuses
avec une histoire d'alchimiste (Houla, vont-elles être charmées par cette
histoire ?) Rassurez-vous, Nourdine a en fait une approche de
séduction très intelligente puisque cette histoire d'alchimie sert de prétexte
à une routine de billet vierge transformé à vue et à la suite de pliage en
un billet de 200Frs (30, 49 euros). Se souvenant qu'elles sont deux il tente
une transformation en billet de 500Frs (76,22 euros) mais échoue : il
n'obtient qu'un billet de 50 Fr. (7,612 euros).
Quel dommage, honneur à lui pour son courage et surtout son pliage
très visuel malgré un manque d'aisance et quelques mouvements parasites qui,
je pense, peuvent être supprimés. Précisons que cela s'effectue sans FP, c'est
là le point fort, et que le changement de couleur du billet plié en 32 se
fait d'une main en une seconde, c'est donc très « flash ». Il ne
s'arrête pas là, après la poésie financière du «Petit Prince »,
il décide de jouer moins gros mais plus «physique » avec « karatecom »,
un effet basé sur la pièce karaté de David ROTH, où une pièce de 5Frs
(0,76 euros) est traversée par l'index.
Les «nouveautés » consistent en un transfert de pièces appartenant
à M. Berry, une pénétration de la pièce où la pièce va sur le doigt
et non l'inverse (?), une séquence de doigt coupé raccommodé avec la pièce
toujours visible sur la partie du doigt qui glisse, et une disparition / réapparition
de la pièce restaurée qui nuit à l'effet.
C'est intéressant mais pas très convaincant. Le coup du doigt
coupé est archi-connu par les profanes et y ajouter la pièce me semble un
peu de trop, à moins de le prendre comme un gag, ou de le faire très vite
sans s'attarder sur l'effet (T'as vu, t'as vu ?!? Mon doigt il est coupé !!!),
je vous laisse juges.
Coté séduction, Nourdine préfère aller boire un coup pour laisser la place a Patric Magic, qui arrive avec deux autres demoiselles, Isabelle est partie mais il reste Maroussia (houlala !) à qui il fait la bise (c'est le moment «hot » du programme).
On reste dans la magie économique (au sens propre comme au figuré),
avec une routine de Earl NELSON (quatre pièces avec fenêtre sur cour
du bouquin illégal intitulé l'art du close-up) où quatre ½ dollars
apparaissent un par un entre deux cartes. « L'amélioration » de
Patric M. n'est pas très convaincante car son idée du temps d'avance
ajoute des mouvements mal venus.
On enchaîne sur une adaptation d'une autre routine de Earl
NELSON (décidément) où Patric M. critique le goût des femmes pour
l'argent, les 4 pièces voyagent de sa main sous la carte «femme d'affaire ».
Cette routine-là n'est pas non plus très convaincante car vraiment basique
et inférieure à celle de E. NELSON et le final où la carte est censée
se retourner toute seule et arriver «magiquement » dans la main du magicien
est un peu ridicule. Je reste perplexe. A noter le mot de la fin de son explication :
« bonne chance à vous », dans le contexte, c'est très drôle.
Heureusement, la cassette se finit sur Maroussia qui nous fait la bise. Donc une cassette assez inégale avec quelques effets sympas mais pas vraiment miraculeux et d'autres peu intéressants voire vraiment douteux.
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