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MalevitchPas vraiment du monochrome mais ça y ressemble :
Le Carré blanc sur fond blanc est une huile sur toile peinte par Kasimir Malevitch en 1918. Appartenant au mouvement du suprématisme, elle consiste en un carré de couleur blanche, peint sur un fond d'un blanc légèrement différent.
Cette œuvre est souvent considérée comme le premier monochrome de la peinture contemporaine et il reste l'un des plus célèbres.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Carr%C3%A9_blanc_sur_fond_blanc
Le Carré blanc sur fond blanc de Kasimir Malevitch est souvent considéré comme le premier monochrome de la peinture contemporaine et il reste l'un des plus célèbres. Par la suite, les monochromes sont devenus un type à part entière en peinture, au même titre qu'une scène religieuse ou qu'une nature morte.
Par ailleurs le thème peut être abordé avec humour :
Paul Bilhaud signa en 1882 Combat de nègres dans une cave, pendant la nuit, puis Alphonse Allais avec une série de sept toiles monochromes peintes dans les années 1880 : Récolte de la tomate par des cardinaux apoplectiques au bord de la mer Rouge (rouge), Stupeur de jeunes recrues de la Marine en apercevant pour la première fois la Méditerranée (bleu) ; Des souteneurs, encore dans la force de l'âge, le ventre dans l'herbe, buvant de l'absinthe (vert) ; Première communion de jeunes filles chlorotiques par un temps de neige (blanc) ; Combat de noirs dans un tunnel, la nuit (noir) ; Manipulation de l'ocre par des cocus ictériques (jaune) ; et Bande de pochards poussiéreux dans le brouillard (gris).
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Ad ReinhardtDès ses premières toiles, Reinhardt tourne le dos à la figuration, mais cette première abstraction va se radicaliser au cours de sa carrière et l’évolution de son œuvre montre un éloignement progressif et constant de toute référence au monde extérieur. De compositions avec des formes géométriques dans les années 1940, son travail progresse dans les années 1950 vers des toiles peintes dans différentes nuances de la même couleur (rouge, bleu, blanc). Enfin, dans les années 1960, il commence les peintures dites « noires » qu’il peindra jusqu’à la fin de sa vie et pour lesquelles il est plus particulièrement connu : des toiles qui semblent à première vue être simplement peintes en noir et sont en fait composées de subtiles nuances de noir. Parmi de nombreuses suggestions, ces peintures posent la question de l’existence de l'absolu.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ad_Reinhardt
Ad Reinhardt suspend ses peintures, 1966, NY
photographie de John Loengard pour Life :
http://picturediting.blogspot.com/2011/01/couches-sur-couches.html***
Yves Klein
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Klein***
Pour avoir quelques clés relatives aux monochromes en art, lire déjà ceci :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monochrome_(peinture) Après, rien n'interdit à qui que ce soit de trouver dérisoire une approche significative et incontestable de l'art moderne mais rien n'autorise les amateurs de dénier aux détracteurs ce droit de n'aimer ni les monochromes ni les raisons qui poussèrent des artistes à impliquer une partie de leur vie dans cette approche.
Pour les amateurs, un monochrome donne souvent une impression de transcendance (ou est lié au contraire à une idée d'immanence), c'est parfois comme une porte donnant accès à un monde de spiritualité, de "pureté", d'infinité, d'unité, d'intemporalité.... Pour les détracteurs, c'est au mieux un gag, au pire du "foutage de gueule". Pour ma part (et je précise qu'il y a un quart de siècle environ j'avais moi-même produit une grande toile monochrome à la suite d'une "réflexion" picturale d'alors), j'opterais pour une superposition possible des deux états. Si si !
C.G.