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La question est est ce que quelqu'un à des astuces pour digéré un texte : l'apprendre par coeur n'est peut être pas une bonne piste car j'emploiera des mots et tournure de phrase qui ne sont pas du language familier. alors j'ai pensé à me faire une fiche de point clé de l'histoire. et laissé une place à l'improvisation, la méthode Lelouche.
au fait, à quand une catégorie "magie bizarre" dans les concours FFAP?
quel technique de base du théâtre peut aider à mieux conter une histoire?
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Comme souvent, la question contient la réponse :
Mieux conter une histoire ?
Adresse-toi à des conteurs, et étudie leurs techniques.
Contrairement aux acteurs qui ont un texte en général assez imposé (sauf interprétation très « nouvelle vague »

), les conteurs ne sont pas prisonniers des mots :
Ils ont une histoire, mais peuvent marier improvisation et texte travaillé sans soucis.
Voilà une liste (non limitative) de conteurs et organisme faisant des formations sur la région parisienne :
Je l’avais préparée il y a quelques jours pour un magicien que j’idolâtre, et qui veux perfectionner son interprétation :
C’est cadeau

Les adresses :
Contacter l'âge d'or qui existe depuis un bout de temps et qui organise des ateliers et des stages (avec des pointures) :
http://www.agedordefrance.com/spip.php?rubrique31Le programme définitif sera disponible fin juin.
Sinon, contacter Michel Hindenoch :
Son blog :
http://www.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fmichel-hindenoch.blogspot.com%2F&h=yAQEgkKZv
Son contact FB :
https://www.facebook.com/michel.hindenoch.conteur Son producteur :
http://www.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Flessinguliers.fr%2F&h=TAQGUHCCv
Catherine Zarcate :
Contact FB :
https://www.facebook.com/zarcateSon site :
http://www.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.catherine-zarcate.com%2F&h=lAQF9I16G
En région parisienne, mais moins facile d’accès, peut-être :
La Maison du Conte :
http://www.lamaisonduconte.com/ Et le CLIO, qui n’est pas sur paris, mais organise plein de formations… :
http://www.clio.org/Il y a bien sur des formations de conteurs un peu partout en France, je n’ai donné que des adresses proches de paris, puisque tu es de cette région…
Je rappelle également qu'une histoire se travaille par écrit. Et que la forme littéraire européenne la plus proche de la magie bizarre, reste la ghost story. Un chapitre sera consacré à ce sujet dans Fabula Hermetika.
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Arf :
Là, il faut relativiser.
Il y a de multiple façon de travailler une histoire.
Les plus courantes utilisées par les conteurs ne se font pas par écris, dans un premier temps :
Commencer à mettre par écrit un texte qui devra être dit, c’est prendre le problème à rebrousse-poil.
Tout simplement car un mot qui passe joliment sur le papier peut être d’une lourdeur effroyable quand on le dit :
Un tour, comme un conte, est fait pour être dit, pas lu.
C’est pour cela que certains nous sortent des histoires au passé simple qui leur rempli la bouche, alors qu’ils en feraient un bon spectacle s’ils consentaient à mettre l’action au présent, par exemple (l’exception étant henry Gougaut, qui fait de très beaux contes au passé simple… mais cela reste l’exception…)
Les techniques d’appropriations/création que l’on m’a enseigné passe par plusieurs étapes :
Définir l’histoire, et ses étapes.
La mettre sous forme de script, soit graphiquement (petit dessin genre crayonné d’enfant, pour poser les choses), soit par une phrase simple par étape.
Ensuite, former mentalement les images que l’on doit décrire à chaque étape, ou faire un film mental de l’action.
Enfin, DIRE ce que l’on a imaginé : c’est relativement simple, on a l’image en tête, suffit de décrire ce que l’on voit…
Le dire tout de suite à haute voix. Un texte pensé n’est pas un texte dit !
Une fois qu’on a dit l’histoire, plusieurs fois, en trouvant des mots qui finissent par tomber naturellement, on peut la faire vivre en y mettant intonation, personnage, jeu…
Quand tout cela colle à peu près, et seulement là, on pose le texte par écris :
Pas en le réécrivant, mais en notant textuellement ce que l’on a travaillé : ce n’est pas une interprétation littéraire, mais juste un aide-mémoire de ce qu’on dit vraiment.
Ensuite, oui, on peut retravailler le texte, car l’écris va mettre en évidence les redites, les doublons, les partie verbeuses ou bavardes, que l’on peut remplacer par des ellipses, des silences signifiants, ou tout simplement couper.
Entre un premier jet et la version finale, on ne doit en général en garder que la moitié, si possible moins, car la phase de création est souvent trop bavarde…
Bref, ce sont les étapes de base: il y a bien d'autres choses a dire, je ne fait que schématiser, naturellement...
Pour l’avoir expérimenté, les pratiques de conteur et de magicien se ressemblent beaucoup, au niveau de l’interprétation, sauf que le magicien a en plus la partie « technique magique » à gérer.
Mais contrairement aux magiciens, qui commencent souvent la création par leur techniques magiques, et ajoutent l’histoire, les conteurs n’ont que l’histoire : ils sont beaucoup plus pointu sur les techniques permettant de raconter que les magiciens, c’est leur job…
Donc, vive l’interdisciplinarité, et prenons aux autres disciplines les techniques qui peuvent nous servir :
On peut tout réinventer, mais on peut aussi se renseigner sur ce qui existe déjà…

ceci dit, c'est une option:
on peut rester litéraire, si on en a envie... et si on sait interpréter un texte litéraire de belle façon

Gilbus.