Husky-les-bons-tuyaux nous donne une fois de plus la preuve irréfrangible qu’il peut raisonner à l’égal d’un enfant de moins de dix ans, bravo !

Ce n’est pas à la portée du premier quidam venu.
Le point qui n’était soulevé nulle part, c’est l’obligation de préciser que l’ours doit rester immobile ! Rien n’est moins sûr pour une grosse bébête sauvage comme un nounours (polaire ou pas) que de rester bêtement sur la banquise (ou ailleurs) à attendre de se faire dézinguer.
Bref, si l’ours se déplace vers l’est en même temps que le chasseur, il est possible pour ce dernier d’abattre l’animal (notamment un grizzly), dans les conditions décrites, à peu près partout sur Terre. Au pôle Nord très précisément, difficile de dire que la bête à poil (je parle de l’ours, évidemment) se déplace « vers l’est », même à considérer qu’il tourne sur lui-même. Je laisse de côté les considérations relatives au pôle Sud qu’il plaira aux plus pointilleux d’entre vous de développer.
Le cas de figure le plus simple revient à dire que l’homme et l’animal se déplacent en parallèle à la même vitesse (je passe outre les subtilités liées à des vitesses variables, non-linéaires, à des accélérations, etc., ainsi qu’au négligeable effet de décalage dû à la courbure de la sphère terrestre ; à cette échelle, les trajectoires permettent de penser la scène dans le cadre d’une surface de 100 m2 assimilable à une portion de plan de type euclidien.
Mais je suis sûr qu’il est possible de retourner mes propres propositions comme une chaussette (propre elle aussi) afin d’élargir encore le champ des possibles de cette énigme.
Pour ce qui est de la dédicace énigmatique sur mon vidéogramme Scrunchy Magic, pourquoi pas, à l’occasion, mais en attendant j’envoie les deux volumes de mes notes de conf-errances (Faux-Semblants 1 et 2) à Husky-les-bons-tuyaux pour saluer sa victoire et récompenser son acharnement.

Quant à savoir s’il y a RÉELLEMENT des ours blancs au pôle Nord géométrique

, la question reste ouverte (ou de toute autre couleur

)...
C. G.