| Interviews |
| Armand PORCELL |
par Ted CALARONI
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Ted CALARONI : : Salut Armand ! Tout comme en 1995 tu fais appel à moi, mais cette fois c'est pour la rédaction d'une biographie.
Armand PORCELL : Je constate que tu as une bonne mémoire. Il est vrai que la rédaction d'une bio est un travail ingrat et qu'après tout les amis sont aussi là pour ça.
T.C . : Commençons donc par le début. Quand es-tu né et où ?
A.P. : Le 27 juin 1958 à Béziers. Si tu veux tout savoir c'était
un vendredi soir. C'est peut-être cette venue au monde en tout début de
week-end qui a été l'initiatrice de mon goût immodéré pour le farniente
et d'une certaine paresse.
T.C. : Et ton parcours magique ? Comment as-tu commencé à faire de la magie ?
A.P. : Comme presque tous ceux de ma génération, avec une boite de magie. Si je me rappelle bien il s'agissait de « l'Apprenti Sorcier » de Kapiepa en 1970.
T.C. : Tu n'as donc pas toujours été cartomane ?
A.P. : Non, bien sûr que non, et maintenant non plus d'ailleurs.
A l'époque, je faisais un peu de tout. Surtout du salon, quelques effets
de close-up, mais quasiment rien avec des cartes. A 13 ans, mon rêve était
de monter un numéro de Grandes Illusions. Je ne me suis intéressé à la cartomagie
qu'en 1975.
La révélation de tout un monde de finesse eut
lieu le jour où j'ai été admis au sein d'un groupe de cartomanes Barcelonais.
Ils se réunissaient une à deux fois par semaine, pour travailler. Quelques
fois nous finissions les séances de travail au restaurant, tard dans la
nuit, ou très tôt le matin. On parle beaucoup de l'école madrilène, mais
je pense qu'on ne rend pas assez hommage aux cartomanes catalans (chers
à mon cour).
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