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Marc de SOUZA

 

Marc de SOUZA
en 8 dates (1/2)

1954
31 Janvier -> Ma naissance... Un grand jour pour le monde de la Magie !

1960
C'est la première fois que je vois un magicien se produire à l'anniversaire d'un copain. J'ai tout de suite accroché et j'ai harcelé mes parents et grand-parents pour qu'ils m'achètent des tours de magie au magasin de jouets le plus proche. Mes grand-parents paternels connaissaient déjà un peu la Magie probablement du fait de leurs origines Jamaïcaines. Ils avaient une "Enardoe Paddle" et ma grand-mère essaya de m'apprendre "Mutus Nomen Dedit Cocus" à l'âge de 8 ans. Je n'y comprenais rien.

1974
Je me produis au Magic Castle avec mon numéro de salon. Avec le recul, je crois que je devais être très gêné. Mais le plus important, c'est qu'on m'a inculqué le close-up professionnel. J'ai eu la chance que certains grands artistes tels que Daniel Cros ou Johnny Thompson partagent leur magie avec moi. Et j'ai passé des heures entières dans la bibliothèque du Magic Castle à discuter avec Dai Vernon et Charlie Miller. Quelle expérience !

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Tout d'abord merci Marc pour cette interview exclusive que tu accordes à Virtualmagie.com. Deux vidéos viennent de sortir aux USA il y a quelques jours : l'une est consacrée à la scène et la seconde, au close-up. Très peu de magiciens ont été primés dans les deux catégories et tu fais partie de ceux-là. Peux-tu nous dire par quelle discipline tu as commencé et est-ce que cela a influencé ton travail sur l'autre ?

    J'ai commencé par la scène. Comme beaucoup de magiciens, j'ai débuté par des spectacles pour enfants. J'ai démarré la magie quand j'avais 6 ans et j'ai présenté mes premiers spectacles à l'âge de 8 ans. A 12 ans, j'ai décidé de concentrer mon travail sur la manipulation et comme j'étais très motivé, les "grandes personnes" du magasin de magie à côté de chez moi ont accepté de m'aider. Bien sûr, aujourd'hui, ces "grandes personnes" sont devenues mes amis.
    Même si je pratiquais le close-up, je ne me suis pourtant vraiment lancé dans cette discipline qu'à l'âge de 21 ans. J'ai travaillé au Magic Castle et j'ai rencontré quelques experts en close-up qui m'ont beaucoup inspiré. Dès lors, j'ai partagé ma vocation entre la scène et la micromagie. Je pense que la réflexion du magicien de scène influence beaucoup le travail en close-up. J'aborde ce dernier comme un homme de scène. Mes numéros font appel à toute une gestuelle corporelle, à l'immobilisation des mouvements et bien sûr à un point important : le texte.

Marc de SOUZAPeux-tu nous parler un peu de tes deux vidéos ? Quel genre de tours y décris-tu et quel est le niveau requis ?

    Ces vidéos présentent une partie de mes meilleurs effets à aujourd'hui. La vidéo de scène a été tournée en fait en 1991 et les tours ont quelque peu changé depuis. Toutefois, si vous me voyez travailler lors d'un prochain congrès, vous pourrez constater que je présente les mêmes tours que sur la cassette : la routine de la boule et de la rose, les anneaux chinois et la rose zombie. Il y a également une présentation personnelle du tour de Fred Kaps "Les Billets Diminuants" et une routine de manipulation avec une pièce géante.
    La vidéo de close-up a, elle, été tournée en 1995 et contient plusieurs tours avec lesquels j'ai été primé dont "MagiCash" et "Morphing". Il y a aussi "Curse of the Rasta" qui est une routine de carte folle où toutes les cartes peuvent être examinées à la fin et "Quad-Ringle", un effet en quatre temps avec une corde et un anneau. Ces deux derniers tours font toujours partie de mon programme "tous publics". Enfin, vous y trouverez mon effet préféré : "Alice through the Windowpane". Si jamais je ne devais plus jamais créer un seul effet de ma vie, je serais déjà réellement fier de celui-là. C'est le final par excellence.

Comment conçois-tu ta façon de faire de la Magie et où trouves-tu tes sources d'inspiration ?

    Toute ma magie est inspirée par quelque chose. Parfois, c'est juste en regardant l'effet d'un confrère ou en lisant la description d'une routine. Je réfléchis à des moyens plus efficaces ou plus simples pour y arriver ou tout du moins à une méthode qui me correspond mieux. Quelquefois, le fait de voir un numéro me donne un déclic qui va aboutir à quelque chose de complètement différent. Et de temps en temps, les séances de brainstorming permettent à certains tours de voir le jour. La plupart du temps, mon inspiration vient de livres (non magiques) ou de films.

Je peux dire que tu es un formidable conteur. Plusieurs de tes numéros sont basés sur un texte très structuré (celui à propos du Temps notamment). Penses-tu tout d'abord à l'histoire avant de réfléchir aux effets possibles ? Et pour toi, quelle est la place de la présentation par rapport à la technique ?

Marc de SOUZA Close-up Magic    Parfois, j'invente les tours et j'attends de trouver une bonne histoire avant de les présenter mais la plupart du temps, je trouve l'histoire puis j'invente les effets qui vont avec. Mes textes sont écrits avec beaucoup de précision... Tout y est clairement consigné. Après m'être entraîné et l'avoir présenté plusieurs fois, je modifie sa structure et effectue quelques changements. Et même si après cela, je trouve que tout est parfait, il y a toujours de petites modifications avec le temps. Ces modifications intègrent le plus souvent les commentaires du public. Et puis, j'essaie toujours de garder un petit côté improvisé, je ne souhaite pas qu'on ait l'impression que chaque mot est toujours au même endroit. Il faut laisser de la place à l'improvisation.

    Concernant la deuxième partie de ta question, la présentation est toujours au premier plan. C'est l'effet qui compte. La méthode est secondaire. Je choisis la meilleure méthode quelles que soient les conditions. Et qu'elle fasse appel à de la manipulation ou à un trucage, cela m'importe peu.

Tu t'es présenté à de nombreux concours aux USA et à travers le Monde. Qu'est-ce qu'ils ont apporté personnellement dans ton travail (hormis l'argent, la notoriété.... et les femmes !). Est-ce qu'ils ont changé ta façon de présenter ?

    J'ai commencé les concours quand j'avais 14 ans et ma dernière compétition, c'était à la FISM en 1997. Les concours m'ont toujours donné l'opportunité d'élaborer des numéros qui me satisfaisaient personnellement sans me soucier des contraintes commerciales liées aux prestations pour grand public. Mais une fois que ces numéros ont été au point, je me suis dit que cela aurait été une perte de temps et d'argent de les présenter aussi rarement, donc j'ai décidé de les faire devant le grand public. Beaucoup de ces routines sont fort appréciées et je continue toujours à les présenter. Enfin, les concours t'obligent également à te fixer des buts et à les atteindre. Le numéro doit être au point sinon tu te couvres de ridicule.

>>> Suite de l'interview

 

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