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| Congrès Magicus 2002 |
Au moment du départ du spectacle le pilote automatique
s'enclenche. Je ne sais plus très bien ce qui vient de se dérouler
mais à voir mon assistante en coulisses (Sophie) je sais que nous
avons gagné, encore cette fois. Le public est superbe.
Il faut ranger tout. 4 Heures de préparation à ranger
en 30mn !!!, nouvelle gageure que nous relevons tous et toutes grâce au
staff encore une fois. Merci à eux.
La programmation est encore plus chaude pour demain : conférence à
10h !!! du matin. L'horreur. Pour un cinglé dans mon genre qui se couche
à 7h, enfin c'est le jeu.
Le dîner suit dans un petit restau, quasi en face du congrès.
Un bonheur. De la vraie bonne bouffe à 1h du matin à Toulouse,
y paraît que ce n'est pas évident. Je veux bien le croire. Didier
(PUECH) invite toute mon équipe. D'ailleurs pour chaque repas
ce sera pareil : bonne bouffe, invitation, chaleur des convives, un bonheur
encore et encore .
On oublierait presque la chaleur étouffante avec tout ça !!!.
Vingt secondes plus tard je me retrouve à préparer
ma conférence qui va se dérouler dans une autre salle, genre salle
de réfectoire un peu désaffectée mais propre!.
Re-structure à installer, le son, la lumière, les
ustensiles pour montrer que j'ai travaillé un peu !
Le public d'hier est revenu de bon matin. Ya pas que moi qui sort du lit trop
tôt. J'en vois qui sont encore dans le potage. Agréable de voir
qu'on est fait du même bois !
Non, non, pas de chaleur intempestive ce matin, il fait encore
doux. Les projecteurs prennent vie, ça va commencer.
Le public, car il s'agit bien d'un public, quand on a bâti
sa conférence sur un show, est de nouveau top, peut-être encore
plus top qu'hier, ça paraît impossible mais vrai!!!.
Je termine avec l'hommage pour mon pote Michel (Polnareff)
les gens me font tellement comprendre qu'ils ont aimé que j'en ai une
larme que j'arrive à retenir de justesse !
Il y a des jours où on se demande pourquoi on est payé
pour faire ce métier, alors que ce qu'on reçoit est tellement,
tellement...qu'on devrait payer soi-même!.
La conférence est terminée et nous enchaînons,
ma fille et moi, pour le spectacle du soir. 4 H de répétition
pour donner un seul spectacle devant presque 400 personnes.
On revient à la chaleur qui ira crescendo jusqu'à
tard dans la soirée. Gaétan BLOOM arrive de Paris. Stressé,
on le comprend, comme d'habitude quand il doit se produire sur scène.
Sa présence me rassure. Je l'aime quoi !
Je commence à lui expliquer plein de trucs pour le rassurer
et j'écoute ce que je lui dis car j'en ai bien besoin pour moi, de ce
que je lui dis!
On règle nos micros et je ressens qu'avec le preneur de son nous aurons
peut-être quelques problèmes. J'étais en dessous de la réalité
!!!
Gaétan, qui est un mec jovial en toutes circonstances,
devra même trouver le preneur de son un peu " prise de tête
", c'est dire.
Nous nous calons tous pour notre boulot du soir, orchestré par le Miégeville
au sommet de sa forme, dans tous les sens du mot. J'aime bien le gars, moi.
Nous sommes en coulisses, dans notre loge et Gaétan
s'entraîne à devenir une super balle qui rebondit de partout :
notre Toune (sobriquet entre nous) quoi !
Le moment tant redouté et espéré en même
temps arrive : c'est l'heure.
Je m'habille, pardon on m'habille, pour que je sois plus présentable.
Personne dans les coulisses ne fait de commentaires sur ma tenue. Ce doit être
bon signe. J'espère. Ma fille, rompue aux présentations assure
comme une bête !!!, je suis fier, si vous saviez !
Musique d'intro. On entre. Tonnerre d'applaudissements. Si ! On
chauffe la salle, euphémisme que de la chauffer vu la température
ambiante : facile 30 degrés!!!
La première intervention s'est plus que bien déroulée.
Le public est enthousiaste comme on aimerait en voir plus souvent. A partir
de ce moment le spectacle se déroule tout seul. Je ne me rends plus compte
de rien si ce n'est que nous n'avons pas fini. Mais le temps passe, sans qu'on
n'ait de prise sur lui. Je suis sur coussin d'air et toujours sur pilote automatique.
La salle qui a pourtant chaud ne s'y trompe pas : le spectacle lui plait, alors
elle réagit et nous donne des ailes.
Gaétan qui va bientôt passer se plaint de la
chaleur incroyable, moi protecteur : - mais non !, ce n'est pas si terrible
!, faux cul, mais indispensable. Merci Seb (CLERGUE) pour les
leçons sur la diplomatie. ça marche !
Le spectacle est terminé. Ouf, encore une soirée que les B. n'auront pas !!!, que je me dis à moi-même, en pareille occasion.
On remballe. On va tous manger et faire les fiers, alors que personne n'avait conscience de quelque fierté que ce soit pendant. C'est la vie d'artiste quoi.