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| David COPPERFIELD |
Le 18 Octobre 2001
par Yasu KAKEGAWA
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Dans ce spectacle, David COPPERFIELD a joué « Cut in half »,
« La petite culotte zombie » et « Voyeur », déjà mentionnés
dans le compte
rendu de Marc Debout.
Dès son apparition sur scène, David COPPERFIELD commence tout d'abord par quelques exercices de mise en pratique de la langue allemande, utilisée dans cette belle ville de Zurich. Ignorant moi même cette langue, je ne pourrais vous dire si David COPPERFIELD parle mieux l'allemand que le français. Je trouve remarquable que cet artiste fasse à chaque fois l'effort de communiquer avec son public dans la langue même du pays. A fortiori dans le contexte actuel de tension internationale, une telle approche me semble être quelque chose de précieux. Il instaure immédiatement un dialogue chaleureux avec son public ; si bien qu'au bout d'à peine quelques minutes, le public et David COPPERFIELD semblent faire partie de la même famille. David COPPERFIELD nous montre ainsi le résultat d'une diplomatie gagnante qui devrait, me semble t il, inspirer ses concitoyens.
Le spectacle est basé sur l'idée d'une participation maximale
du public, comme cela était déjà le cas dans sa tournée européenne de 1999.
Dès son entrée dans la salle, le public est équipé des fameuses 8 cartes de
jeu (à découper selon les pointillés disposés sur la feuille). L'ensemble
des cartes sont blanches, hormis celle sur laquelle est représentée une lune.
Sous la direction de David COPPERFIELD le public, coupe puis mélange
son jeu de cartes. Une jeune femme invitée sur la scène par le magicien suit
les instructions en même temps que le public. Elle choisit une carte, celle
représentant la lune. Un homme est ensuite invité sur scène. Il choisit à
son tour une carte ; il s'agit de la même carte représentant la lune.
C'est ensuite au tour du public de suivre les instructions
du magicien et de se lever, après un certain nombre de manipulations orchestrées
par David COPPERFIELD, dès que la carte de la lune est trouvée. Soudainement,
la presque totalité du public se met debout tenant au bout des doigts la fameuse
carte. Le tour a marché, le public est devenu magicien. David COPPERFIELD
conclut en disant à ceux qui n'ont pas réussi à trouver la carte de la lune :
« rentrez à la maison pour vous entraîner ! »
« La traversée d'une plaque d'acier » : David COPPERFIELD
a déjà traversé par le passé, la Grande Muraille de Chine. Ce tour était très
impressionnant dans ce paysage magnifique. Le tour dont il est question ici
était, lui aussi, très impressionnant et ceci du fait de sa sobriété. Un homme
est invité à examiner une plaque en acier. David COPPERFIELD s'étend
sur une sorte de planche surélevée à environ 1 mètre du sol. Ses assistants
déposent ensuite sur lui cette longue plaque d'acier. Puis il est recouvert
d'un drap ; et progressivement nous assistons à l'apparition de mouvements
s'opérant sous le drap. Lorsque ses assistants soulèvent finalement le drap,
nous apercevons David COPPERFIELD au dessus de la plaque d'acier qu'il
vient semble t il de traverser. Toute l'installation est a nouveau examinée
sans que le secret ne soit percé.
Nous redécouvrons ensuite le canard « Duckstar », un canard plein d'humour. Il a développé un talent d'acteur et tient absolument à exprimer ses émotions au public. Attention aux personnes assises près de la scène, elles risquent d'être légèrement arrosées. Selon David COPPERFIELD être arrosé par Duckstar porte chance.
Un autre spectateur est invité sur scène pour vérifier la solidité d'un tonneau. David COPPERFIELD lui confie donc ce tonneau, puis dépose Duckster dans une boite située de l'autre côté de la scène. Comme par magie, Duckstar va faire le va et vient de façon mystérieuse plusieurs fois entre la boite et le tonneau situé dans les mains mêmes du spectateur qui n'y comprend rien. A la fin du numéro, un spectateur se met à hurler dans le public et demande à David COPPERFIELD de refaire le même tour au ralenti. David, perplexe, hésite, mais les applaudissements du public l'encouragent à reprendre le tour une nouvelle fois. Il rappelle donc le même spectateur qui réitère les mêmes gestes au ralenti cette fois ci et vérifie de près la solidité et la conformité du tonneau. Le tour est parti ! Mais cette fois ci, ce n'est pas Duckstar mais un grand canard en peluche que présente David COPPERFIELD. Il explique ensuite au public que Duckstar est fatigué. Lorsqu'il dispose la peluche dans la boite, l'un de ses assistants s'approche de lui, prend la peluche (tout cela au ralenti bien sur), se dirige vers le tonneau et essaye avec difficulté de placer la peluche dans le tonneau. David COPPERFIELD vient l'y aider (les rires fusent dans le public). David ouvre à nouveau le tonneau et que se passe t il ? C'est le vrai Duckstar en chair et en plumes qui surgit du tonneau. Applaudissements !
Le sommet du spectacle concerne un tour faisant référence à un reality show proche d'une émission de TV française « Perdu de vue » (voir le compte rendu de Marc Debout). Je ne m'attendais pas à ce que David COPPERFIELD réalise ce numéro en live. Et pourtant, nous voyons sur le grand écran un père exprimant son désir de revoir lefils dont il a été séparé. Quelques instants plus tard, David COPPERFIELD invite le fils dont il est question à la rejoindre sur scène. Au début du spectacle, David COPPERFIELD avait demandé à une spectatrice de réaliser un dessin et ce dessin va servir de preuve temporelle au tour dont il est question ici.
Un jeune garçon qui surveillait ce dessin ainsi qu'une femme et un homme sont
invités sur scène. La femme ajoute son prénom sur le dessin. L'homme écrit
ses initiales sur l'un des bras de David COPPERFIELD. Le dessin situé
en arrière plan, ils posent tous ensemble pour une photo polaroid. Sur l'écran
géant nous apparaît une plage de Hawai. A quelques mètres du rivage se tient
un assistant de David COPPERFIELD, un micro à la main . Il parle
en direct avec David COPPERFIELD. A ses pieds est disposé sur le sable
un drap de forme rectangulaire. David et le « fils » de l'homme
ayant réalisé l'appel à témoin gravissent une sorte de tobogang géant. Couverts
d'un drap ils disparaissent. Sur l'écran qui retransmet l'image en direct
de Hawai, nous voyons apparaître David et le jeune homme. Tous deux nous montrent
les preuves : la photo polaroid, et les initiales marquées sur le bras
de David . Nous assistons à des retrouvailles émouvantes entre un « père »
et son « fils ». David offre une appareil photo au « fils ».
Il pense à tous les détails !!!
Puis le magicien laisse les deux hommes heureux. Il est
recouvert à nouveau par le drap et disparait. Soudain, en plein milieu de
la salle une fumée s'échappe, David COPPERFIELD est déjà de retour.
Emus quelques spectateurs se mettent debout, suivis par d'autres ; tout
le public debout, manifeste son admiration et son enthousiasme.
Nous nous arrêterons ici pour ne pas tout dévoiler et préserver certaines surprises pour ceux qui iront voir le spectacle de David COPPERFIELD au début du mois de novembre à Bruxelles ou en décembre en Allemagne.
Nouveautés et vieux numéros retouchés, deux heures de rires, de rêve et de bienveillance. J'ai vu un spectacle de David pour la première fois à la T.V il y a vingt ans, puis j'ai assisté à quatre spectacles, 1994 et 95 à Paris, 99 à Bruxelles et 2001 à Zurich. Et chaque fois il parvient à me surprendre. En tant qu'artiste, il se renouvelle constamment ; alors je dis bravo !
Nous sortons de son spectacle avec un sourire au bord des lèvres, émus, ressourcés et plein d'espoir. Vivement le jour où nous reverrons un spectacle de David COPPERFIELD en France !
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