Comptes-Rendus

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Congrès MacMillan 2007

Du Vendredi 23 au Dimanche 25 Novembre 2007

par Christophe HENRIET

Lieu : Londres
ROYAUME UNI

   J’ai écrit ce compte rendu à l’attention de mes potes magiciens. De retour de Londres, j’ai ressenti l’envie de le faire partager à Thomas, Otto, Gaétan et quelques rares autres. Les mois passant, je me rends compte qu’il peut intéresser d’autres magiciens et mon apparition sur Virtual (en tous les cas sans pseudo !) est l’occasion et le lieu le plus approprié !  Ne vous méprenez pas sur mes intentions et mon langage parfois un peu cynique… j’aime les artistes avant tout parce que même le plus décevant à mes yeux, a fait, lui, ce que je suis incapable de faire ! J’aime l’humour cynique et j’en abuse parfois ! Alors prenez votre billet, je vous emmène dans ma valise !



« MON » congrès MacMillan 2007

   Tout commence par un coup de fil de  mon pote Jérôme Bourgeon : «  Salut, tu vas au Mac Millan ? » 

   Tiens, c’est vrai, le fameux Mac Millan ! J’avais en tête, je ne sais pourquoi, l’image d’un congrès prestigieux et important. Une manifestation annuelle en plein cœur de Londres, il ne pouvait en être autrement. « Ben non Jérôme, je ne suis pas libre »

   Quelques jours plus tard, il se trouve que mon agenda libère ces dates… (car vous l’avez sans doute compris, j’ai un agenda qui décide pour moi ! ;-)  C’est pratique, on confie sa vie à une puce informatique ! non, je plaisante). Je m’inscris, l’hôtel Novotel est plein, je réserve donc une chambre dans un hôtel situé à 50 mètres du théâtre…. Tout se profile pour le mieux ! Je vais même pouvoir tester en prime, la nouvelle gare Eurostar, la fameuse PANCRAS internationale….

   Et bien, c’est le premier point positif, la gare est à 100 mètres du théâtre. Oui c’est, sans doute, le congrès le plus facile à atteindre au monde, à condition, bien sûr d’habiter Paris.

 

VENDREDI 23 NOVEMBRE

   Dix  minutes après mon arrivée, j’étais déjà en train de remplir ma fiche à la réception de l’hôtel. Le congrès ouvre ses portes à 18h, j’ai donc le temps de monter dans ma chambre pour me rendre compte de l’étendue des dégâts. Mon instinct et mon expérience surtout, me souffle que je ne vais pas être déçu ! Et bien, je vous le confirme, je me suis bien marré en entrant dans la chambre. Pour deux nuits, et pour 250£  soit  375€, je dispose à ma guise d’un placard, aux murs sans âge.

   La salle de bain est  utilisable à condition d’être parfaitement svelte, et seulement s’il ne nous vient pas à l’idée de vouloir poser une bombe de mousse à raser quelque part. Faire le tour du lit est impossible puisqu’il remplit la pièce. S’asseoir sur la chaise est également impossible puisque le lit empêche de l’écarter de la planche qui selon mes estimations, doit être un « bureau » dans l’esprit mesquin du taulier. Autre point « amusant » : l’isolation phonique est une notion qui échappe totalement au propriétaire des lieux. Mais j’en reparlerai ! Faites-moi confiance !

 

Direction le congrès :

   Jérôme y était depuis 14 heures, pour une master class avec Al Shneider !

   Nous nous retrouvons et constatons que nous sommes probablement 4 français au maximum !
3 canadiens sont également de la partie.
Bref, c’est le dépaysement, et cela tombe bien, parce que nous,  on avait besoin d’un bon bol d’oxygène. 

   L’accueil est efficace et  sans attente, l’organisation est PARFAITE !

   Nous prenons place dans un théâtre de 500 places. Il est agréable et plutôt bien conçu. Et comme à Blackpool, l’organisation nous dispense d’une longue cérémonie d’ouverture… C’est une excellente idée, nous rentrons tout de suite dans le vif du sujet.

   19 heures pétante, M. Hollingworth entre en scène sur une musique un peu intrigante. Je suis  impatient  de le voir évoluer dans son spectacle, même si je n’ai pas encore eu le temps de lire  son dernier bouquin qui attend sagement sur une des étagères de ma bibliothèque. Il entre en scène en habit de soirée et j’avoue que cela m’a un peu « déçu » par le côté « désuet ». Je me suis ravisé, en tenant compte du fait, qu’en Angleterre, l’habit de soirée reste une tenue usitée lors de chaque soirée mondaine. Ce monsieur, d’ailleurs « vestimentairement »  « branché » quand il n’est pas sur une scène, a beaucoup de classe et d’allure. Son charme est tout simplement MONSTRUEUX. Il pourrait être le fils de Hugh GRANT et de Ruppert EVERETT.

   Il feuillette un journal, et commence son récit. Tout commence dans le Connecticut, avec deux jeunes hommes qui par passion apprennent des techniques de magie avec les cartes. Bien entendu, très rapidement, ils franchirent le pas et utilisèrent leurs techniques pour tricher et plumer les passants dans la rue. Peu à peu, ils se sont attaqués à des « clients » de plus en plus fortunés. Son récit est donc ponctué de multiples  démonstrations dont le crescendo est tout simplement exponentiel. C’est précisément là, que je vois l’un des enchaînements de cartes mélangées remises dans l’ordre sans toucher au jeu, les plus bluffant de la terre. Hollingworth est un MAITRE.

   L’écriture de ce spectacle est  presque PARFAITE !  J’avoue qu’au commencement, j’ai trouvé le temps un peu long. Ai-je eu du mal à rentrer dans cet univers ? Toujours est-il que passé les 20 premières minutes, j’ai commencé à Vraiment aimer, et à la fin, je peux le dire, J’AI ADORE !

Puis nous enchainons avec deux conférences :

   Anthony Owen ouvre le feu. Tout son exposé est basé sur des tours de cartes. Pour la première fois j’ai envie de travailler l’une de ses routines. Elle est pure comme de l’eau de source et franchement elle frôle la magie. Anthony est visiblement quelqu’un de TRES compétent, il est multicarte, crée des tonnes d’effets, travaille pour la télévision et en événementiel. Bref, un très grand pro.

   Le deuxième conférencier est un certain DYNAMO. C’est sa première conférence. On nous annonce un petit jeune plein de talent qui va aller loin ! Et là, franchement sans être méchant, je peux vous assurer qu’il va aller loin, tellement loin, que tout le monde va l’oublier !

   Un jeunot en jean-basket-casquette entre en scène. Il est maigre et vouté. Il n’articule pas, bref, il ne ressemble à rien. Il commence par dédicacer son premier tour à sa petite amie qui est assise dans la salle. Une petite rousse rougit en gloussant dans un coin. Qu’est ce qu’on est beau et con quand on aime à 20 ans ! Il nous présente son premier effet. Une carte choisie bondit hors du paquet en revenant dans la main du magicien. Il utilise une « loop » on s’en douterait. Le seul souci c’est que s’il l’a réussi la première fois, toutes ses tentatives ultérieures foirent lamentablement. Il enchaîne ensuite avec une routine basée sur une carte double face qu’il lance dans sa casquette posée sur une table ! J’ai cru qu’il nous prenait vraiment pour un tas de demeurés  quand il nous a expliqué qu’en retournant la casquette, la carte allait être retournée aussi !

   Il enchaîne ensuite avec une carte perdue que l’on retrouve tatouée façon brûlure sur son ventre ! Et là c’est le bouquet final. Il se lance dans l’explication de son forçage ! C’est grotesque, son forçage se voit et s’entend depuis le fond de la salle. C’est définitif, ce jeune Con, pense  réellement avoir un parterre de débiles devant lui ! Sa routine est sympa, mais un regard sur la salle me fait sourire. Ce soir 99 % des hommes  ont un beau petit ventre  bien dodu  et plein de poils. Je les imagine en train de relever leurs chemises dans une soirée close up…. Décidément, ce petit con est totalement hors sujet ! Mentalement, je lui souhaite de trouver le temps de travailler un peu sa technique et surtout je ne lui en veux pas ! Le responsable de son échec c’est surtout celui qui l’a engagé ici ! Nous sortons tous un peu « amusés » et retrouvons l’air frais.

   La première soirée dans Londres est plutôt « sage ». Nous prenons quelques bières dans les pubs du coin. Et je me dirige vers mon hôtel. Comme à l’habitude je demande au réceptionniste de me réveiller. J’ai RDV le lendemain à 9 heures  pour donner un coup de main à Jérôme qui a besoin d’un assistant sur scène pour débarrasser son matériel. Le pakistanais / réceptionniste programme son standard. Je ne sais pas encore que c’est totalement inutile car  dans cet hôtel, c’est comme à l’armée :

1)  Tout le monde se réveille à la même heure
2) C’est le premier qui se réveille qui réveille tous les autres
3) Ce con attaque ses ablutions à 4h45 et les autres enchaînent jusqu’ à 8H30… l’hôtel redevient calme vers 9h00, pendant une petite demi heure, Juste avant que la femme de ménage ne tente de passer un aspirateur que j’ai pu authentifier… un pur joyau des manufactures anglaises de l’époque victorienne !

   Le lendemain, après une nuit agitée (à chaque fois que l’un de mes voisins marchait, j’avais l’impression que quelqu’un était dans ma chambre). Nous préparons le matériel avec Jérôme.

 

SAMEDI 24 NOVEMBRE

Le  Concours :

 Exposer, ici, la notion du flegme britannique ne servirait à rien, il faut le vivre ! Si le concours est important à leurs yeux, (et aux nôtres bien évidemment !) ils préfèrent concentrer tous les efforts sur la mise en place de la conférence de Just ALAN. Nous sommes  donc  presque totalement ignorés. Entre deux coups de pinceaux, et la mise en place d’un écran vidéo, nous arrivons quand même à glisser deux ou trois infos à destination de la technique… Nous rencontrons l’animateur « moumouté » et la pression monte doucement. Alors que le matériel de Jérôme n’est pas encore en place, le régisseur vient nous informer que le public va rentrer !

   Les candidats s’enchaînent. Le niveau est irrégulier. On trouve d’ailleurs une situation plutôt cocasse. Certains conférenciers sont aussi candidat au concours !

   Et Justement c’est dès 13 heures (sans pause déjeuner) que les conférences commencent.      

   Les débuts furent grandioses :

   Al Schneider ouvre le bal. Que dire d’un homme aussi imposant physiquement que magiquement. L’inventeur du matrix est énorme ! Nous le reverrons ensuite en spectacle, et là j’avoue à regret que son « style » dilettante m’a un petit peu déçu !

   Pour l’instant c’est le pied !  On continue !

   Et là nous entrons sans nous en apercevoir dans la quatrième dimension !

   Tout le monde attendait comme le messie, le fameux Just ALAN. Il est vrai que son look (une barbe imposante, des vêtements très « gourou » et son entrée fracassante (dans une cape à paillette voilette en soufflant des bulles) promettait un moment incroyable. Ce monsieur parle doucement, lentement et explique d’emblée qu’il ne va en aucun cas nous apprendre des techniques mais bien mieux que cela. Il veut nous transmettre ce qui a fait de lui une « star » dans sa ville. Il peut nous donner les moyens de réussir nous aussi ! Il veut nous aider à nous sortir (pardonnez moi l’expression) de notre m….e.
   C’est vraiment très louable de sa part. Je suis toujours très heureux quand un homme que l’on m’annonce d’une telle envergure, s’intéresse aux pauvres types de notre espèce !  Il enchaîne aussitôt en nous faisant remarquer que tous ceux qui attendaient de nouveaux tours peuvent quitter la salle, et qu’en aucun cas, cela ne le perturberait ! Parfait…. !  Personne ne bouge de son siège, 500 personnes sont donc UNDER control. Il joint les mains doigts tendus  et les monte vers son visage… Nous sommes tous dans l’attente de son message ! Il semble très satisfait… de…. Lui !

   Donc ?

   Il commence par nous raconter sa vie ! Je vous passe les détails, il est comme tout le monde, il a eu des galères, et il fait tout ce qu’il peut pour s’en sortir ! Pendant, ce début de récit, il est mal à l’aise. Il lit ses notes, et reste coincé derrière un pupitre. De temps à autre, il manipule un petit walkman à K7. Puis, soudainement, il s’énerve, et nous explique que son matériel ne marche pas, qu’il lui est impossible de travailler dans ces conditions  et quitte la scène. Personne ne comprend vraiment ce qui se passe !

   De ma place, je le vois en train de changer des piles ! Puis il revient, et appuie sur le bouton de lecture de son walkman. Il se replace au pupitre et reprend son  texte mais …. au tout début. Je comprends ce qui se passe. Just ALAN utilise une oreillette qui lui « souffle » le texte impeccable de sa conférence. La confirmation arrive quelques secondes plus tard. Il se décolle enfin de son pupitre et commence de longs va et vient sur la scène. Le petit fil sort discrètement de son col de kimono (car les gourous aiment les kimonos ! ;-)

   A l’évidence, ce qu’il nous dit est parfaitement « écrit » mais très mal « dit ». C’est même très vite, TRES monotone, et même beaucoup trop doctoral et monocorde. Pour les curieux, vous pourrez retrouver le texte intégral et donc parfaitement identique à celui que nous avons pu entendre, à cette adresse !

   Ce Monsieur est parfaitement prétentieux. Il nous apprend pour commencer que NOUS MAGICIENS, devons  PRENDRE DES RISQUES !

  1. Je suis d’accord, mais faire de la magie, c’est TOUJOURS prendre un risque, même avec un tour « automatique » ! Ne sommes nous pas en  train de nous engouffrer dans une porte ouverte ?
  2. Pourquoi, lui, n’en prend-t-il pas puisqu’il nous fait sa conférence  avec son texte dicté à l’oreillette ?

   Vient ensuite la grande thématique : L’univers et le texte qui fera la différence entre un bon tour réussi et un mauvais tour automatique.

   Et là, c’est le coup de grâce ! Après avoir désigné un spectateur et nous avoir annoncé que nous allions voir ce que nous allions voir, il nous montre comment transcender un tour automatique.

   Il sort d’une boîte un tour très simple selon lui, le genre, dit-il de tour automatique en vente dans tous les magasins de farces et attrapes. Il s’agit du tube en laiton, dans lequel on place 5 pièces en métal sans trou. Une aiguille traverse miraculeusement les pièces…. Naturellement personne ne voit rien puisque c’est un tour de close up !

   Et bien, vous ne me croirez peut être pas, mais il nous l’a foiré ! Et quand je dis foiré, je suis gentil. Son texte soi-disant « Hors des sentiers battus » ne cassait vraiment pas trois pattes à un canard, et en plus il nous prouve …. Qu’en ne « prenant » aucun risque avec un tour automatique… il a réussi à prendre une magnifique gamelle ! L’aiguille ne traversera jamais les pièces, même avec son texte qui fait la « différence »

   Je suis pétrifié, partagé entre l’envie de lui balancer mes deux chaussures à la tronche, et l’envie de hurler de rire, de hurler à l’imposture, du hurler… AU FEU pour que l’on évacue la salle. Et ben, je n’aurai pas besoin de le faire…. Petit à petit tout le monde se lève. Et bien évidement, moi aussi.

   Monsieur Just ALAN, vous portez  vraiment bien votre prénom !
Ce que je ne savais pas encore, c’est que nous allions le retrouver le soir même en gala, et là encore ce fut le pompon !

   M. DABA (Argentine) prend le relais et nous revoici partis dans le monde des cartes. Je vous avoue que j’ai décroché !  Pour me consacrer à mon sport favori, la RENCONTRE.

   Je vous passe les détails sur la petite barmaid Hollandaise et parfaitement francophone, qui me servait à l’œil. Je passe encore sur Anna, une petite blonde TRES attirée par les magiciens et accessoirement par les producteurs. Elle cherchait désespérément un avis sur son N° de change rapide et je pense que nous étions environ 4 ou 5  à être tout à fait disposés à lui enseigner les rudiments de  cet art ! surtout quand il doit s’exercer dans une position horizontale ! Dans la soirée elle passa des genoux de Paul Daniels, à ceux d’un juré, me demanda ensuite de lui présenter Voronin (très étroitement surveillé par sa femme, et je la comprends), elle enchaîna sa soirée avec un mentaliste (qui n’eut pas besoin de cold reading pour comprendre ce qu’elle dégageait !)  Avant de revenir vers moi pour m’expliquer qu’elle avait envie de se coucher…. Je lui propose de la raccompagner. Mais soudain, elle devient livide et se fige. Mon expérience d’ancien barman me souffle, qu’elle est OVER ! Elle a dépassé la dose critique de vodka !

    C’est bien une anglaise ! Positivement habillée comme une p…., et bien entendu tellement alcoolisée qu’il faut éviter de fumer à côté d’elle par pure précaution de sécurité. Sa copine, la pousse dans la porte à tambour de l’hôtel. Elle avance tel un robot ! Le lendemain, lorsque je la recroiserai, je constaterai qu’il lui faudra plus de 36 heures pour retrouver un état « normal » !

   Un peu avant j’avais sympathisé  avec un magicien Indien alors qu’il faisait apparaître des capotes au papier flash à ma  barmaid préférée ! Inutile de préciser que  je n’ai eu aucun mal à le faire passer pour un goujat  pour reprendre la main sur la belle blonde !  Bref, je ne savais plus où donner de la tête.

   Heureusement, une passionnante discussion avec un magicien Irakien, et surtout, j’ai  de fabuleux échanges avec le grand, ou plutôt l’immense VORONIN ! Ces rencontres oh combien riches en échanges m’ont permis de compenser ces dérives…. pas très métaphysiques.

   Le Gala du soir se prépare… des Moldus entrent dans la place.

   450 personnes attendent dans le foyer. Les magiciens dégainent de tous les côtés, c’est de la folie. Plus de 200 Moldus sont aux anges. Je n’ai jamais vu un tel nombre de magiciens de close up se produire en même dans un si petit espace. C’est Juste colossal ! J’ai vu des magiciens dos à dos, s’adresser chacun à 50 Moldus ! D’autres accroupis  pour présenter des matrix au sol… une véritable frénésie  de Close up.

   Nous entrons dans la salle. C’est un peu la frénésie aussi, car tout est sold out. ! Il y a même des billets qui se refourguent au marché noir ! Devant la demande un autre gala est prévu le dimanche soir ! Il est sold out également !

   Noel Britten entre en scène.

    J’adore ce présentateur.

   Comme je l’avais vu à Blackpool, le rire est l’arme essentielle du présentateur Anglais.

C’est du Stand up avec un rire toutes les 10 secondes. C’est du métronome.

   Il est drôle et spirituel. Il a des capacités d’improvisation hallucinantes et va nous le prouver dans quelques minutes.

   JADE a été choisie pour ouvrir le spectacle. Je ne suis pas très fan de ce déballage de trucs de marchand, mais c’est très propre. Dès le début le public anglais pousse des Hohooo et des Haaaa sur chacune de ses manips. Un foulard rouge dans un verre Okito, et toute la salle est sur le cul… Moi aussi mais pas pour les mêmes raisons ! Faut le savoir, les English sont comme des gosses quand ils voient un liquide rouge se transformer en foulard dans un verre « à paillette ».

   Puis tout à coup, c’est le drame ! Jade se fige ! Elle regarde en coulisse ! Son sourire se transforme en un vague son marmonné en direction du régisseur. Nous comprenons, qu’un truc la dérange ! Et ce truc, c’est la musique ! Visiblement à ce stade du numéro, elle attendait un  autre morceau ! On lui lance morceau sur morceau et rien ne lui va ! Finalement le rideau se referme et Noel Britten déboule ! Et là, C’est du très grand Art ! Dès qu’il apparaît, il balance une vanne, le public reprend dans les rires ! Sans filet, il commente les problèmes musicaux. La foule hurle de rire. La sono diffuse toujours la musique à fond. Britten en fait un sketch ! En régie on cherche toujours le  bon morceau mais en le diffusant dans la salle. Nous sommes tous morts de rire (sauf Jade je suppose !). Après 6 ou 7 minutes de cacophonie musicale, enfin, le rideau s’ouvre. Jade, nous gratifie, de son plus beau sourire asiatique et la musique reprend.

   Et… ce n’est toujours pas la bonne !  Jade se fige, fait encore des signes désespérés. Franchement je commence à me lasser. Dans la salle, personne n’est en mesure d’apprécier toutes les finesses de la musique asiatique et sincèrement, on s’en contre-fout ! Bon visiblement,  ça la gène beaucoup, donc nous repartons pour un rembobinage ! Enfin, la régie trouve le bon morceau. On est à plus de 10 minutes de délires de Noel BRITTEN, ce type est vraiment  une pointure !  Jade enchaîne enfin avec son tour suivant… Des foulards disparaissent pour atterrir sur des baleines de parapluie. Franchement, on accouche d’une souris ! Je respecte son travail mais j’avoue que ce numéro me paraît bien peu représentatif de la magie actuelle. Jade, salue la foule ! Elle a terminé. Applaudissements chaleureux !

   Elle recule pour rejoindre une cabine posée au sol. C’est son deuxième final ! Elle prend place dans la cabine, et c’est le drame ! Le pantalon de son kimono tombe au sol ! Les pans de sa robe, tombent de sa ceinture comme des pauvres morceaux de chiffon. On a l’impression de la surprendre dans un vestiaire !  Elle n’avait pas encore eu le temps de lever la cabine ! Le haut de son kimono est toujours en place ! Elle ouvre les mains en signe de dépit en nous adressant un grand sourire ! Franchement c’est terriblement dommage. Ce que nous voyons est tellement peu magique ! Elle lève tout de même la cabine pour faire « disparaître » son haut de kimono…. Je souffre pour elle ! Je l’avais déjà vue à Blackpool, j’étais un peu surpris de la revoir, la même année, dans un congrès anglais… bien je pense que l’on ne la reverra pas avant quelques… centaines de mois !

   Noel Britten revient et enchaîne par des gags Topissimes !

   DANA DANIELS entre sur scène avec une Colombe. C’est de la « Comédie ». Le ressort humoristique est basé sur l’oiseau qui est maintenant posé sur un perchoir.  Une carte est tirée par un spectateur et l’oiseau est supposé la retrouver. C’est très drôle !  Quand on tire la carte Dana tourne le perchoir pour que l’oiseau ne puisse pas voir (la carte choisie). Ensuite évidemment le magicien se moque du spectateur en lui matraquant…. It’s a bird ! Vous ne pensez tout de même pas qu’il va vous faire la magie ! J’ai bien aimé ce véritable numéro de music hall. La preuve s’il en fallait encore une, qu’avec un forçage plus que classique et un super texte on peut cartonner ! Le style est très ricain.. et je pense que le perroquet est plus fort que la colombe, puisqu’on lui prête plus d’intelligence ! cela renforce l’impact de ses vannes. Visiblement il n’a pas eu le droit de le faire voyager !

   Le rideau s’ouvre sur une bougie géante. C’est Svetlana !
   La bougie est « habitée » elle se déforme. Un visage apparaît dans le lycra blanc. Puis un corps tout entier. J’aime ce numéro ! Plus tard je découvrirai que Svetlana est tout simplement l’épouse de VORONIN et qu’ils se déplacent ensemble avec leurs deux enfants ! La carte de SVETLANA et VORONIN, je la trouve tout simplement magnifique !

   Noel Britten entre pour inciter la foule à un rappel. Dès que le rideau est fermé il enchaîne avec un petit air détaché : « Svetlana, c’est une très grande professionnelle ! Elle  exige contractuellement que son numéro commence à 21h 12 et qu’il finisse à 21h22 ! » Non sérieux, elle est très pro ! mais pas très « souple » pour une contorsionniste… la salle explose de rire !

   Le rideau s’entre-ouvre pour Francis Menotti, Il porte une camisole de force. Une musique douce et mélancolique accompagne le tout (Gymnopédie de Eric SATIE). Il ne prononce pas un mot pendant qu’il se tord dans tous les sens. Il n’a toujours RIEN DIT lorsqu’il réussit à enlever la camisole.
   Dessous, il y a une autre camisole ! Il salue et retourne derrière le rideau. J’ai mis deux plombes à comprendre « l’humour » qui était caché derrière le fait qu’on le retrouvait en camisole, alors qu’il venait d’en enlever une ! Soit je suis mou du cerveau, soit il n’a pas bien su nous donner les éléments pour apprécier la « magie » de cette scène d’escapologie. Je me demande ce que la camisole de force représente dans l’esprit du public actuellement. Dans les années 20, OK, c’était le seul moyen de contention pour les dingues, maintenant tout le monde sait qu’une bonne injection mate les cas les plus récalcitrants ! Les Moldus imaginent-ils que les camisoles des magiciens  sont « truquées » ! En tous les cas, en le voyant « souffrir » sur scène, je me demandais « pourquoi on peut avoir envie de s’emmerder la vie à ce point » ! C’est disgracieux, cela paraît douloureux, et je trouve au final que c’est totalement vain !

   Il revient pour nous présenter des cartes. Son tour commence, et son portable sonne. C’est sa mère au téléphone. C’est le leitmotiv de son tour. Ouaip ! Pourquoi pas ! J’avoue qu’au troisième coup de fil de sa mère, je commençais à trouver  que cela faisait beaucoup ! 

   Il enchaînera avec une carte perdue et retrouvée. Là encore, la présentation s’envole vers des terres inconnues et c’est tant mieux. J’adore ! Il demande à la spectatrice de garder son calme quoiqu’il arrive. Car il va lui montrer où se trouve la carte.

   Tout à coup il se tord de douleur et s’écroule face contre terre ! Sa chemise est en sang, il a un couteau planté dans le dos et bien entendu la carte de la spectatrice a été transpercée par la même occasion. La foule  jubile. Noel BRITTEN demande un tonnerre d’applaudissements, pendant que les aides de plateau viennent tirer le corps dans les coulisses. Le rideau se ferme, Noel Britten nous explique que le magicien va parfaitement bien, et lui demande de revenir saluer. Le rideau s’ouvre ! Les deux aides de plateau soutiennent le corps de Francis Menotti, chacun par un bras. L’un d’eux agite le  bras du magicien pour faire Au revoir. La foule repart dans les rires…. Pour moi le pari est réussi ! et c’est la plus belle carte au couteau que j’aie pu voir depuis que je me suis fait piquer par le virus du spectacle.

   Maintenant, c’est le tour du maître. Master of the masters MAHKA TENDO. Je peux me dispenser de décrire ce numéro que tout le monde connaît par cœur !  De mon côté, si j’apprécie très sincèrement l’excellence de sa technique, je prends un peu mes distances avec ses choix musicaux !
   Franchement, faire apparaître des cartes sur la musique de Star War, j’ai l’impression de faire un petit voyage dans les années 70 ! Ce n’est pas toujours déplaisant, mais là j’avoue que cela commence à s’éloigner un peu de notre époque ! Merci tout de même cher maître pour ce somptueux travail.

   Maintenant, voici venu le temps d’assister à l’échouage définitif de notre star, de celui qui devait nous apprendre à devenir autre chose que de simples montreurs de tours de marchands. A grand renfort de superlatifs, l’immense Just ALAN va nous accorder la grâce de nous présenter sa meilleure création !

   Le rideau s’ouvre sur un écran vidéo. Just Alan est assis en tailleur sous l’écran. Il porte une sorte de sari jaune. Devant lui, une table basse avec quelques ferroteries faussement cuivrées. Trois petits bols contenant chacun du sable. Un jaune, un bleu, un rouge ! (Tiens ça me rappelle un truc)  et un petit saladier du genre pyrex à la décoration bien lourde.
   Cette fois Just Alan ne prendra pas de risque non plus. Il n’a plus d’oreillette, mais c’est Just parce qu’une vidéo vient d’être lancée. Il ne bouge pas, pendant que des photos défilent au dessus de sa tête. Sa voix caverneuse et mal enregistrée, ponctue les images noir et blanc de l’Inde du siècle passé, sur une musique de supermarché ! Après deux minutes d’un exposé positivement inintéressant, il s’anime enfin. D’après « la voix » nous allons  assister à l’expérience que quelques mages Indous pratiquent encore dans le plus grand secret. L’image se fige au dessus de sa tête. La flute indoue de supermarché continue à jouer poussivement, tandis que les bras de notre « MAGE » s’animent. Il plonge la main dans son saladier. Il agite l’eau qui le remplit.

   On ne voit strictement rien. Le saladier doit contenir un litre d’eau, il peut à peine y plonger ses doigts ! Il gesticule, l’eau devient noire (une encre profonde d’après la légende !). AUCUNE REACTION dans la salle. En se prenant toujours pour Shiva, il prend une petite poignée de chacun des sables pour la faire couler dans l’eau. « LA VOIX » s’emballe  en nous annonçant le miracle proche. Just agite furieusement l’eau ! et  ne cesse de s’essuyer les mains sur son sari, on dirait qu’il a peur de s’intoxiquer ( ;-) )

   Attention, nous allons voir ce que nous allons voir ! La flute indienne est sur le point d’exploser tant elle se donne dans le suspens. La salle est muette ! Just  se concentre et plonge les doigts dans l’eau ! Il ressort chaque poignée de sable, mais parfaitement sèche et bien entendu couleur par couleur.

   La salle est recueillie ! Pas un bruit, pas un murmure : Elle attend, car elle est comme moi, elle n’a RIEN VU !

« La voix » nous dit alors que le miracle est accompli.

   Quelqu’un commence à applaudir. Les autres suivirent par politesse.

   C’est là sans doute la pire façon de présenter la routine des sables sur une scène que je n’ai pas encore eu l’occasion de voir. Mais au fait…. Quel risque a-t-il pris avec cette présentation ? Pfff, Just ! Et si vous rentriez chez vous à Woodstock ?

   J’adore ce genre de leçon. Et j’aime par-dessus tout ce genre de personnage suffisant et prétentieux. Ils nous obligent à comprendre que l’humilité est la seule voie sérieuse pour atteindre une forme d’intelligence.

    Monsieur Just ALAN, je vous souhaite un bon voyage de retour et la paix pour vos proches, et je vous assure que je ne perdrai plus jamais mon temps à vous écouter ! Je vous le promets ! ;-)

   Noel Britten a un peu de mal à reprendre la salle derrière. Nous allions maintenant pouvoir applaudir Juan ORDEIX, un mentaliste argentin !

   Ben tiens, pendant qu’on y est !

   Allez faites entrer Juan ORDEIX !

   Bon d’accord, là sur la photo il se la pète un peu James bond. C’est le genre beau gosse (mais attention, le ventre commence à bien pousser la chemise ! Je dis ça pour me venger !) En vrai il est plutôt très « latinos excité » Son accent argentin est indécrottable, et il n’est pas capable de répéter un seul prénom de tous les intervenants qu’il fera venir sur scène. Mais cela finit par lui donner beaucoup de charme. Sa présentation est un peu « nerveuse » voir stakhanoviste frôlant la démonstration de trucs.

   Je vous épargne ses premières routines de prédictions à l’enveloppe etc… pour en arriver à la dernière, qui, elle, nous a bluffés ! Trois ballons sont jetés dans la salle. Ils servent à sélectionner au hasard des spectateurs. Puis  les spectateurs tirent chacun une carte. Chaque spectateur explose tour à tour son ballon, et on retrouve à l’intérieur, la carte jumbo que le spectateur avait tirée au sort… INCROYABLE COINCIDENCE !

    En discutant avec d’autres français, j’étais parti dans une solution technique un peu compliquée et finalement le lendemain, Juan nous donna l’explication dans sa conférence ! J’avoue que son gimmick est une superbe idée.

   Quoi ? Comment ça vous voulez savoir quel est ce gimmick ? Moi, vous voudriez que moi, je vous dévoile un truc….  JAMAIS …. JAMAIS vous m’entendez ? ;-)

   Maintenant c’est le tour de l’immense VORONIN.
Je me suis régalé, et je ne fus pas le seul. La salle a éclaté ! La salle a explosé. J’adore son style si lent, si pur, alors que finalement ce sont les rires du public qui rythment son numéro. C’est peut être là la magie de tout son talent. IL INSUFLE le rythme dans la salle, et lui, de son côté, joue la lenteur !

   Je suis maintenant son fan sans concession !

   Ce numéro aurait pu/dû être le final…

   Lorsqu’entra sur scène M. James LONG 

   Et bien je crois que je ne vais rien en dire. Je pense qu’il ne mérite même pas la plus petite moquerie, ce serait un manque d’élégance ! Je lui souhaite de pouvoir continuer à travailler. Son cas et son Numéro sont tout simplement parfaitement inintéressants.

   Le gala se termine ainsi, sur un numéro vide et sans final. Noël BRITTEN dit Au revoir et sort de scène en descendant dans la salle. Les moldus se lèvent sans broncher !

   Je me jette donc au bar… maintenant la nuit commence, j’ai déjà évoqué quelques rencontres au début de ce récit.

   Vers minuit, repoussant les invitations de Manolo et de Jérôme,  je rentre dans mon placard avec l’intention de me coucher. Une douche plus tard, je n’ai plus DU TOUT envie  de dormir.

   Et là c’est la tuile, Pedro, un danseur reclassé en barman sur le congrès avait pris soin de me donner quelques adresses « sympa ».  Il est minuit, je ne peux résister et je m’enfonce dans Londres pour me livrer à mon deuxième sport favori, la RENCONTRE  (tiens c’est marrant j’ai déjà lu ça quelque part ;-) ! Bref, je suis revenu dans ma chambre pour prendre une douche vers 7 heures du matin. Après 3 « longues » heures de sommeil, je retourne au Novotel.

 

DIMANCHE 25 NOVEMBRE

   Ce matin, c’est le DEALER’S fair. Faire le tour de cette foire au « néant » ne pose aucun problème et ne demande que quelques minutes. Sur les 15 tables, 2 sont dignes d’intérêt. Le stand d’un hollandais qui fabrique des pièces MAGNIFIQUES et la table d’un libraire qui présente un choix invraisemblable de bouquins.

   Je prends place dans le théâtre pour le close up show.

Darwin ORTIZ

   Son livre attend dans ma bibliothèque. J’ai la chance de posséder l’un des 100 exemplaires de cet opus. Et voir le Maitre en action est un vrai délice. Ce que l’on voit est totalement INVRAISEMBLABLE. J’avoue ne pas être un mordu de cartes, mais là, on ne peut pas faire autrement que d’assister à des « phénomènes » tout à fait surprenants. Visiblement, certaines manips sont extrêmement complexes.  Quelques heures plus tard,  il nous livrera quelques uns de ses secrets en conférence… Ce fut PASSIONNANT et surtout, j’ai  définitivement compris que je ne serai jamais un cartomane digne de ce nom. Vive les cartes honteusement truquées !

Francis Minotti

   Il revient pour du close up exclusivement. J’avoue que je ne saisis pas vraiment la nuance entre son passage au gala du samedi soir ! Lui aussi va mélanger des jeux qui se rangent spontanément dans le bon ordre. J’ai le sentiment que c’est la grande mode ! Le truc à maîtriser en ce moment ! Là encore son téléphone sonne en permanence. Mais c’est pour une autre raison ! En fait sa routine est construite sur le principe de la prédiction et du voyage dans le temps. Il est donc censé s’appeler lui-même depuis le futur pour vérifier que dans le passé, c'est-à-dire MAINTENANT, il fait bien ce qu’il faut pour que dans le futur, il n’ait pas de problème…. C’est intelligent, et même parfois très subtil (car ce garçon construit ses routines et ses textes très méticuleusement)  mais à mon gout… le téléphone et la thématique du futur/passé est un peu trop mise en avant. Du coup, cela complique le tour et le public a un peu de mal à tout saisir.

LIOR MANOR

   Il prend le relais. Il se lance dans une suite d’effets de cuillères tordues. Ce Monsieur nous vient tout droit d’Israël. Il est très sympathique. Il applique même les règles de base du cold reading et des statistiques à la perfection… mais en appliquant les statistiques de son pays … d’où certaines petites erreurs !

   Cela donne ceci : (en lisant dans la main d’une spectatrice). Lui : « Madame, je vois que vous avez deux frères ! »
   Elle hésite
   Lui : « Vous avez bien deux frères ? »
   Elle répond : «  Non je n’en ai qu’un ! »
   Lui : « SI SI ! Vous en avez deux ! »
   La salle rit de bon cœur.
   Il se retourne et nous dit : « En Israël, le taux de natalité est de 3.8 donc tout le monde a au moins deux frères ! »

   Il continue avec un effet de « touché » sur le bras d’un spectateur, qui est magiquement transmis à celui d’une spectatrice. J’avoue que je ne connaissais pas la technique avant que ce Monsieur ne le fasse devant mes yeux, et j’ai tout compris. Dommage pour le rêve. Je pense néanmoins que seuls les magiciens ont compris.

 

Voici maintenant la dernière ligne droite de conférences :

   Avec beaucoup d’humour et de gentillesse, Darwin ORTIZ nous explique ses différentes techniques et nous enseigne trois routines. Je suis totalement mystifié par ses manips.

   Juan ORDEIX, le mentaliste aux trois ballons, nous enseigne sa technique pour le change des cartes qui se trouvent DANS LE BALLON depuis le début…. C’est efficace, simple et superbement clean. Si vous voulez la connaître, un seul moyen. Vous me passez un coup de fil sous prétexte de m’inviter à dîner. Puis entre la poire et le fromage vous me faites lâcher le morceau. Attention, je n’ai plus de carte bleue !

   Puis Francis MINOTTI  termine avec des cartes. Je n’en peux plus, je quitte la salle !

   Un petit tour pour saluer tous ceux et celles ;-) avec qui j’ai sympathisé (hum !). Une bise à Jérôme que j’ai eu beaucoup de plaisir à côtoyer pendant ces trois jours  et surtout un grand merci pour les tours qu’il m’a enseignés !

   Et je file reprendre mon train. Comme à chaque fois, sur le chemin, je me dis que c’est le dernier congrès…. Et je me dis que cette fois c’est plus vrai qu’avant… à moins que !

Christophe HENRIET

   Reviendrai-je au Mac Millan ! je ne sais pas bien ! Les invités étaient presque tous d’un très haut niveau de close up ! Le gala était très bien ! Tout fut parfait, dans une ambiance presque familiale, et pourtant….

   A très vite pour d’autres aventures !

Merci à Michel FONTAINE pour la relecture.

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