| Comptes-Rendus |
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| 33ème Congrès de L'AFAP |
du Jeudi 7 au Dimanche 10 Octobre 1999
par Thierry SCHANEN
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Adresse
Président : David MILLS Magiciens
prévus |
Les concours
Le jury, présidé par Luc Parson était composé de Franck Debouk, Jack Elson, Jean-Philippe Loupi, Pavel (Suisse), Audouin Rambaud (La Colombe d'Or), Jean-Paul Renard et Thierry Schanen (votre serviteur).
Sous la direction de Jean-Denis (Vice Président de l'AFAP), le jury du concours tente, depuis maintenant plusieurs années (au moins trois en ce qui me concerne) de travailler dans la plus grande objectivité pour noter mais surtout pour aider les concurrents. Ainsi, les notes obtenues sont communiquées dès la fin du congrès et les concurrents ont la possibilité de nous rencontrer. D'ailleurs, ceux qui le souhaitent peuvent me contacter (tschanen@club-internet.fr) pour évoquer leur numéro.
Le cru 1999 est assez bon. Parmi les révélations et les bonnes surprises (liste non exhaustive) :
Le jeune Aram (12 ans, russe) dans un excellent numéro de magie générale où il remplace son père avec des accessoires surdimensionnés. Ce gamin a une présence sur scène, une joie dans le regard, une précision dans le geste et un sens du rythme qui laissent rêveurs.
Laura Kibel (de Rome) dans un surprenant numéro de marionnettes avec ses pieds comme visages des personnages (dommage que les organisateurs l'aient aussi programmée au gala - ce qui a gêné le jury).
Lou Morin (Paris) dans un plaisant numéro de close-up mêlant humour, sciences et pièces. Deux femmes primées, quel plaisir !
Jérôme (Annecy) qui frôle le premier prix avec un numéro mêlant vidéo, jonglerie, magie et changements de costumes très rapides. Enormément de progrès en un an et un numéro prometteur.
D'ailleurs, plusieurs artistes se présentaient pour la seconde, voir la troisième fois et ont tous fait des progrès remarquables dans leurs techniques comme dans la construction de leur numéro (Cobra, Tao, David Gabriel.)
Mais le futur grand de la manipulation était certainement devant nous : Nils Benett, de Stuttgart. Dans la suite de Topaz, Franklein, Jorgos, Junge & Junge. Ce qui fait la différence ? Un effet d'ouverture flash (disparition d'un cube du bout des doigts), un enchaînement d'apparitions, disparitions, transformations où chaque accessoire est utilisé plusieurs fois (pas de prises et dépôts à n'en plus finir) et sert à construire le final, un leitmotiv à base de nouds papillons, des déplacements mesurés, en rythme avec une musique qui colle parfaitement au numéro et au personnage. Et un final surprise très visuel. Le garçon est très sympa et n'a pas la grosse tête, ce qui ne gâche rien, au contraire.
Aux clubs français de prendre exemple sur le club de Stuttgart (non, non, ce n'est pas une école !) et de travailler enfin dans le même esprit (séminaires de création autour d'un numéro, où tous les membres travaillent ensemble pour le faire évoluer).
Pour plus de détails, le palmarès complet. rendez-vous dans la revue de l'AFAP.
Lou MORIN, 3eme en Close-up, nous a livré ses impressions. Vous pouvez les lire en cliquant ici.
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