Comptes-Rendus

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Festival d'Avignon 2007

du 6 au 27 Juillet 2007

par Ludovic BERTRAND

Lieu :
Avignon

BERETTA se paie Avignon...

   Un voile blanc, une table blanche, une chemise noire, une danseuse chorégraphe (Cécile Médour) et un danseur : Laurent BERETTA. Car Laurent, magicien naguère, danse désormais, magicien toujours.

   Et les effets ne manquent pas, des manips de cartes (blanches) aux grandes illusions au décor dépouillé à l’extrême, angulaire, carré, tranché ; alternance de noir, de blanc et de noir de nouveau. Ainsi s’établit le rythme du spectacle, alternant les "paradoxes" : couleurs et formes, magie et danse, homme et femme, musique et texte.

   Architecturé sur les écrits d'Oscar Wilde, le texte court çà et là, disparaît, laissant place à l'illusion, reparaît, est chassé par la musique... un peu trop disparate, celle-ci passe de Aubry à Gershwin, cherchant parfois une ligne mélodique, même si le choix est souvent judicieux. L'ensemble présente une haute teneur esthétique, malheureusement éclairé... à la bougie !
   Car ce théâtre est en fait une salle de cinéma, peu adaptée à la recherche scénique de BERETTA et de Raza Hammadi (metteur en scène), dans laquelle les projecteurs se comptent. Amené à Avignon par Lully (production Credo Music), Laurent a tenté le pari de la dure école du théâtre, cassant le sacro-saint rituel magique en y introduisant, avec bonheur, l'art noble de la danse. Pari tenu, le public suivra cette formule si peu commune.

 

...Avignon se paie MORTIMER

   Après un succès retentissant l'an dernier (également sous l'égide de Lully), Xavier MORTIMER tire de nouveau le rideau, pose son piano mécanique, son écran et ses rêves d'ombre dans un tout autre espace.

   Gagnant de la place et de la lumière,"l'ombre orchestre" repris par Joseph production remplit une salle à sa mesure : un peu plus grande mais sans excès, juste adaptée au format de ce spectacle visuel. Peu de changements à ce numéro qui n'en a pas vraiment besoin, un Xavier maîtrisant mieux sa technique ce qui donnera davantage d'aisance au personnage. Les jongleries de pièces façon Brahma égalent, voire dépassent le maître : un jet accordéon par dessus l'épaule, et hop ! MORTIMER rattrape le tout sans frémir, jolie cascade.

Ludovic BERTRAND   Le spectacle se voit et se revoit avec délectation, MORTIMER parvient à n'être pas effacé par son ombre, omniprésente.

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    Merci à Michel FONTAINE pour la relecture.

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